Cacao au Ghana : une hausse de prix qui cache une stagnation des revenus pour les producteurs

Tag: #Ghana #Gouvernement ghanéen #Cacao #Producteurs #Prix
Publié le 05 août 2025, par Cheetah.News - Site d'information et d'Analyses.
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‎ Le gouvernement ghanéen annonce en grande pompe une hausse spectaculaire du prix du cacao : de 3 100 à plus de 5 000 dollars la tonne, soit une augmentation de 62 %. Une annonce qui pourrait laisser croire à une embellie pour les producteurs, mais la réalité est bien moins flatteuse sur le terrain.

‎En monnaie locale, le cédi, cette hausse se réduit à une maigre progression de 4 %. Un sac de 64 kilos de fèves est désormais payé 3 228 cédis, contre 3 100 l’an dernier. Une revalorisation quasi symbolique pour les planteurs, qui peinent déjà à faire face à la hausse des coûts de production.

‎Cette différence s’explique par l’appréciation récente du cédi face au dollar. En six mois, le taux de change est passé de 1 dollar pour 16 cédis à environ 10,2 cédis. Une évolution favorable pour l’État, qui peut ainsi accélérer le remboursement des lourdes dettes liées au secteur cacao, mais qui n’améliore en rien le pouvoir d’achat des cultivateurs.

‎En Côte d’Ivoire, principal producteur mondial, cette situation est suivie de près. Le pays, qui fixe ses prix en coordination avec le Ghana, pourrait à son tour ajuster les tarifs pour la campagne d’octobre. Un geste attendu, d’autant que cette échéance précèdera de peu l’élection présidentielle, moment stratégique pour satisfaire une filière clé de l’économie ivoirienne.

Conclusion : Sous des airs de victoire, la hausse du cacao au Ghana s’avère avant tout comptable. Les producteurs, eux, restent en marge des bénéfices.

‎ Le gouvernement ghanéen annonce en grande pompe une hausse spectaculaire du prix du cacao : de 3 100 à plus de 5 000 dollars la tonne, soit une augmentation de 62 %. Une annonce qui pourrait laisser croire à une embellie pour les producteurs, mais la réalité est bien moins flatteuse sur le terrain.

‎En monnaie locale, le cédi, cette hausse se réduit à une maigre progression de 4 %. Un sac de 64 kilos de fèves est désormais payé 3 228 cédis, contre 3 100 l’an dernier. Une revalorisation quasi symbolique pour les planteurs, qui peinent déjà à faire face à la hausse des coûts de production.

‎Cette différence s’explique par l’appréciation récente du cédi face au dollar. En six mois, le taux de change est passé de 1 dollar pour 16 cédis à environ 10,2 cédis. Une évolution favorable pour l’État, qui peut ainsi accélérer le remboursement des lourdes dettes liées au secteur cacao, mais qui n’améliore en rien le pouvoir d’achat des cultivateurs.

‎En Côte d’Ivoire, principal producteur mondial, cette situation est suivie de près. Le pays, qui fixe ses prix en coordination avec le Ghana, pourrait à son tour ajuster les tarifs pour la campagne d’octobre. Un geste attendu, d’autant que cette échéance précèdera de peu l’élection présidentielle, moment stratégique pour satisfaire une filière clé de l’économie ivoirienne.

Conclusion : Sous des airs de victoire, la hausse du cacao au Ghana s’avère avant tout comptable. Les producteurs, eux, restent en marge des bénéfices.

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