Commerce mondial perturbé : Le détour par la mer Rouge s’impose

Tag: #Commerce mondial #Mer rouge #détroit d’Ormuz
Publié le 08 mai 2026, par Cheetah.News - Site d'information et d'Analyses.
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Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz, situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, est bloqué. Ce passage stratégique, par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole et de gaz, est désormais inutilisable, provoquant une forte perturbation du commerce international.

Face à cette situation, les pays du Golfe ont rapidement mis en place des itinéraires alternatifs pour maintenir leurs échanges. Plusieurs compagnies maritimes ont redirigé leurs navires vers des ports situés en périphérie du détroit, notamment aux Émirats arabes unis, où le port de Khor Fakkan voit son activité fortement augmenter, au point de frôler la saturation logistique.
Sur la façade ouest de la péninsule arabique, le port de Jeddah, en Arabie saoudite, s’impose comme une plateforme clé. Les marchandises en provenance du canal de Suez y sont désormais déchargées avant d’être acheminées par la route vers les pays du Golfe, comme Bahreïn ou le Koweït. Le trafic y a fortement progressé, passant à environ 120 000 conteneurs par semaine.

Cette réorganisation s’accompagne aussi de nouvelles initiatives maritimes, avec le lancement de lignes régulières entre l’Europe et la région via le canal de Suez. Elle relance également l’intérêt pour des projets structurants comme le corridor économique Inde–Moyen-Orient–Europe India–Middle East–Europe Economic Corridor (IMEC), qui vise à contourner partiellement les routes maritimes sensibles.

Si ces alternatives permettent d’éviter une paralysie totale des échanges, elles restent dépendantes d’infrastructures sous forte pression et de conditions géopolitiques encore instables.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz, situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, est bloqué. Ce passage stratégique, par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole et de gaz, est désormais inutilisable, provoquant une forte perturbation du commerce international.

Face à cette situation, les pays du Golfe ont rapidement mis en place des itinéraires alternatifs pour maintenir leurs échanges. Plusieurs compagnies maritimes ont redirigé leurs navires vers des ports situés en périphérie du détroit, notamment aux Émirats arabes unis, où le port de Khor Fakkan voit son activité fortement augmenter, au point de frôler la saturation logistique.
Sur la façade ouest de la péninsule arabique, le port de Jeddah, en Arabie saoudite, s’impose comme une plateforme clé. Les marchandises en provenance du canal de Suez y sont désormais déchargées avant d’être acheminées par la route vers les pays du Golfe, comme Bahreïn ou le Koweït. Le trafic y a fortement progressé, passant à environ 120 000 conteneurs par semaine.

Cette réorganisation s’accompagne aussi de nouvelles initiatives maritimes, avec le lancement de lignes régulières entre l’Europe et la région via le canal de Suez. Elle relance également l’intérêt pour des projets structurants comme le corridor économique Inde–Moyen-Orient–Europe India–Middle East–Europe Economic Corridor (IMEC), qui vise à contourner partiellement les routes maritimes sensibles.

Si ces alternatives permettent d’éviter une paralysie totale des échanges, elles restent dépendantes d’infrastructures sous forte pression et de conditions géopolitiques encore instables.

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