RDC : 5,3 milliards de pertes et un appel à réformer les entreprises publiques

Tag: #RDC #entreprises publiques #RFI #PIB
Publié le 11 mai 2026, par Cheetah.News - Site d'information et d'Analyses.
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Les entreprises publiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont accumulé environ 5,3 milliards de dollars de pertes entre 2014 et 2023, selon un rapport critique de la Banque mondiale consulté par RFI. 

L’institution pointe des dysfonctionnements structurels qui pèsent lourdement sur l’économie nationale.Plus des deux tiers des sociétés publiques analysées étaient déficitaires en 2023. Les secteurs de l’énergie, de l’eau et des transports sont particulièrement touchés, avec des entreprises comme la SNEL et la REGIDESO confrontées à des difficultés chroniques de gestion, de financement et de maintenance des infrastructures.

La Banque mondiale souligne également une dette croissante de ces entreprises, passée de 5,7 % du PIB en 2019 à 7,3 % en 2023, représentant une part importante de la dette publique extérieure. Les retards de paiement et les tensions de trésorerie obligent certaines structures à s’endetter pour couvrir leurs dépenses courantes.

Sur le plan de la gouvernance, le rapport dénonce des nominations politisées, un manque de transparence et une faible publication des états financiers. En 2024, seule une minorité d’entreprises a rendu ses comptes publics de manière régulière.
Dans le secteur minier, pourtant moteur de la croissance congolaise, certaines entreprises publiques restent fragilisées par des coûts élevés et des déséquilibres financiers.La Banque mondiale appelle à une réforme en profondeur du secteur, incluant une meilleure gouvernance, une réduction des interférences politiques et une gestion plus transparente. 

Selon l’institution, de telles réformes pourraient augmenter la croissance potentielle du pays d’environ deux points de pourcentage

Les entreprises publiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont accumulé environ 5,3 milliards de dollars de pertes entre 2014 et 2023, selon un rapport critique de la Banque mondiale consulté par RFI. 

L’institution pointe des dysfonctionnements structurels qui pèsent lourdement sur l’économie nationale.Plus des deux tiers des sociétés publiques analysées étaient déficitaires en 2023. Les secteurs de l’énergie, de l’eau et des transports sont particulièrement touchés, avec des entreprises comme la SNEL et la REGIDESO confrontées à des difficultés chroniques de gestion, de financement et de maintenance des infrastructures.

La Banque mondiale souligne également une dette croissante de ces entreprises, passée de 5,7 % du PIB en 2019 à 7,3 % en 2023, représentant une part importante de la dette publique extérieure. Les retards de paiement et les tensions de trésorerie obligent certaines structures à s’endetter pour couvrir leurs dépenses courantes.

Sur le plan de la gouvernance, le rapport dénonce des nominations politisées, un manque de transparence et une faible publication des états financiers. En 2024, seule une minorité d’entreprises a rendu ses comptes publics de manière régulière.
Dans le secteur minier, pourtant moteur de la croissance congolaise, certaines entreprises publiques restent fragilisées par des coûts élevés et des déséquilibres financiers.La Banque mondiale appelle à une réforme en profondeur du secteur, incluant une meilleure gouvernance, une réduction des interférences politiques et une gestion plus transparente. 

Selon l’institution, de telles réformes pourraient augmenter la croissance potentielle du pays d’environ deux points de pourcentage

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