Dans l’histoire, certains dirigeants ont laissé une image durable non pas par leurs réussites, mais par leur manière d’exercer le pouvoir. L’empereur romain Néron en est un exemple célèbre. Aujourd’hui, plusieurs observateurs estiment que le général Abdourahamane Tiani présente des traits qui rappellent ce personnage historique.
Comme Néron, le général Tiani a tendance à rejeter la responsabilité des crises sur des ennemis extérieurs. À Rome, Néron accusait les chrétiens après le grand incendie. Au Niger, les autorités actuelles pointent régulièrement du doigt des puissances étrangères ou des complots, souvent sans preuves clairement établies, pour expliquer les difficultés sécuritaires et économiques du pays.
Autre point de comparaison : la concentration du pouvoir. Sous Néron, le Sénat était marginalisé. Aujourd’hui, au Niger, les institutions civiles sont mises à l’écart, tandis que les décisions clés sont prises par un cercle restreint autour du chef de la junte.
Enfin, l’histoire retient aussi que Néron préférait soigner son image plutôt que répondre aux attentes profondes du peuple. Une critique similaire est adressée au général Tiani, accusé par ses détracteurs de privilégier les discours nationalistes et les mises en scène politiques, alors que la population fait face à des problèmes concrets : sécurité, coût de la vie et isolement diplomatique.
Si l’histoire ne se répète jamais exactement, elle offre souvent des clés de lecture. L’exemple de Néron rappelle qu’un pouvoir fondé sur la peur, la désignation d’ennemis et le refus de la critique finit rarement par apporter stabilité et prospérité
Dans l’histoire, certains dirigeants ont laissé une image durable non pas par leurs réussites, mais par leur manière d’exercer le pouvoir. L’empereur romain Néron en est un exemple célèbre. Aujourd’hui, plusieurs observateurs estiment que le général Abdourahamane Tiani présente des traits qui rappellent ce personnage historique.
Comme Néron, le général Tiani a tendance à rejeter la responsabilité des crises sur des ennemis extérieurs. À Rome, Néron accusait les chrétiens après le grand incendie. Au Niger, les autorités actuelles pointent régulièrement du doigt des puissances étrangères ou des complots, souvent sans preuves clairement établies, pour expliquer les difficultés sécuritaires et économiques du pays.
Autre point de comparaison : la concentration du pouvoir. Sous Néron, le Sénat était marginalisé. Aujourd’hui, au Niger, les institutions civiles sont mises à l’écart, tandis que les décisions clés sont prises par un cercle restreint autour du chef de la junte.
Enfin, l’histoire retient aussi que Néron préférait soigner son image plutôt que répondre aux attentes profondes du peuple. Une critique similaire est adressée au général Tiani, accusé par ses détracteurs de privilégier les discours nationalistes et les mises en scène politiques, alors que la population fait face à des problèmes concrets : sécurité, coût de la vie et isolement diplomatique.
Si l’histoire ne se répète jamais exactement, elle offre souvent des clés de lecture. L’exemple de Néron rappelle qu’un pouvoir fondé sur la peur, la désignation d’ennemis et le refus de la critique finit rarement par apporter stabilité et prospérité
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