Le Parlement européen a adopté à l’unanimité une résolution condamnant la « persécution » des journalistes au Cameroun, soulignant des cas emblématiques tels que ceux d'Amadou Vamoulké, Kingsley Fomunyuy Njoka, Mancho Bibixy, Thomas Awah Junior et Tsi Conrad. À ce jour, aucune réaction officielle n’est parvenue des autorités camerounaises suite à cette initiative, qui appelle à la libération des journalistes incarcérés et au respect de la liberté de la presse, particulièrement dans le contexte de l’élection présidentielle prévue cette année.
Dans cette résolution, le Parlement européen rappelle que l'Union européenne est le principal partenaire commercial du Cameroun et souligne l'importance de protéger les droits des journalistes. Rima Hassan, députée européenne et membre du groupe de La Gauche, a exprimé la nécessité de cette prise de position. « Ce qui était important pour nous de défendre dans ce texte, c'était les droits des journalistes, la nécessité qu'ils soient protégés », a-t-elle déclaré, insistant sur l’envoi d’un message clair indiquant que le Parlement est attentif à la situation des journalistes au Cameroun.

Hassan a également appelé à des réformes significatives, notamment la révision de la loi anti-terroriste, la cessation des jugements de civils par des tribunaux militaires, et le soutien à une mission des Nations unies pour enquêter sur les violations des droits humains, une démarche déjà évoquée par le Parlement européen en 2021.
Bien que cette résolution ne soit pas contraignante, Cyrille Rolande Béchon, directrice de l'ONG Nouveaux droits de l'homme à Yaoundé, a salué cette initiative. « Cette résolution représente beaucoup. Il faut dire que le silence des Européens, partenaires privilégiés du Cameroun, devenait agaçant », a-t-elle déclaré, appelant à une réforme du système juridique et politique du pays pour lutter contre les violations des droits fondamentaux.
Béchon espère que le gouvernement camerounais profitera de cette occasion pour améliorer la situation des journalistes mentionnés et, plus largement, celle des droits des citoyens camerounais.
Le Parlement européen a adopté à l’unanimité une résolution condamnant la « persécution » des journalistes au Cameroun, soulignant des cas emblématiques tels que ceux d'Amadou Vamoulké, Kingsley Fomunyuy Njoka, Mancho Bibixy, Thomas Awah Junior et Tsi Conrad. À ce jour, aucune réaction officielle n’est parvenue des autorités camerounaises suite à cette initiative, qui appelle à la libération des journalistes incarcérés et au respect de la liberté de la presse, particulièrement dans le contexte de l’élection présidentielle prévue cette année.
Dans cette résolution, le Parlement européen rappelle que l'Union européenne est le principal partenaire commercial du Cameroun et souligne l'importance de protéger les droits des journalistes. Rima Hassan, députée européenne et membre du groupe de La Gauche, a exprimé la nécessité de cette prise de position. « Ce qui était important pour nous de défendre dans ce texte, c'était les droits des journalistes, la nécessité qu'ils soient protégés », a-t-elle déclaré, insistant sur l’envoi d’un message clair indiquant que le Parlement est attentif à la situation des journalistes au Cameroun.

Hassan a également appelé à des réformes significatives, notamment la révision de la loi anti-terroriste, la cessation des jugements de civils par des tribunaux militaires, et le soutien à une mission des Nations unies pour enquêter sur les violations des droits humains, une démarche déjà évoquée par le Parlement européen en 2021.
Bien que cette résolution ne soit pas contraignante, Cyrille Rolande Béchon, directrice de l'ONG Nouveaux droits de l'homme à Yaoundé, a salué cette initiative. « Cette résolution représente beaucoup. Il faut dire que le silence des Européens, partenaires privilégiés du Cameroun, devenait agaçant », a-t-elle déclaré, appelant à une réforme du système juridique et politique du pays pour lutter contre les violations des droits fondamentaux.
Béchon espère que le gouvernement camerounais profitera de cette occasion pour améliorer la situation des journalistes mentionnés et, plus largement, celle des droits des citoyens camerounais.
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