La Tunisie est plongée dans une nouvelle crise politique après l'arrestation de l'avocat Ahmed Souab, connu pour ses critiques contre le pouvoir en place. M. Souab a été interpellé lundi matin à son domicile par une équipe de dix hommes de la sécurité et conduit au pôle judiciaire antiterroriste.
Selon son fils, qui a donné l'alerte, l'arrestation a eu lieu à l'aube, sans explication ni mandat de perquisition. L'avocat a été placé en garde à vue, accusé de critiques contre le verdict du procès dit du "complot contre la sûreté de l'État", qui a abouti à de lourdes peines pour plusieurs opposants au président Kaïs Saïed.
Dimanche dernier, M. Souab avait dénoncé "une injustice inédite" dans cette affaire, affirmant que "la personne libre devient esclave si elle se tait face à l'injustice". Ses propos ont visiblement déplu au pouvoir, qui a décidé de le faire arrêter.
Selon le porte-parole du pôle judiciaire antiterroriste, M. Souab sera transféré dans un centre de détention après l'ouverture d'une information judiciaire pour "un ensemble d'infractions terroristes" et de "crimes de droit commun". Il passera les cinq prochains jours en détention provisoire, pendant lesquels il ne pourra pas communiquer avec ses avocats.
Son avocat, Samir Dilou, a déploré cette décision, estimant que les autorités cherchent à étouffer les critiques contre le pouvoir. "C'est une tentative de museler les voix discordantes", a-t-il déclaré.
L'arrestation de M. Souab intervient dans un contexte de tensions politiques en Tunisie, où le président Kaïs Saïed a renforcé son emprise sur le pouvoir depuis son coup de force en juillet 2021. Les critiques contre son régime se sont multipliées ces derniers mois, notamment de la part des opposants et des défenseurs des droits de l'homme.
L'affaire du "complot contre l'État" a suscité de vives réactions, plusieurs avocats et proches des condamnés ayant dénoncé un procès "fabriqué de toutes pièces". Les recours en appel ont été confirmés, mais l'arrestation de M. Souab jette un doute sur la capacité de la justice tunisienne à rendre des verdicts impartiaux.
La Tunisie est plongée dans une nouvelle crise politique après l'arrestation de l'avocat Ahmed Souab, connu pour ses critiques contre le pouvoir en place. M. Souab a été interpellé lundi matin à son domicile par une équipe de dix hommes de la sécurité et conduit au pôle judiciaire antiterroriste.
Selon son fils, qui a donné l'alerte, l'arrestation a eu lieu à l'aube, sans explication ni mandat de perquisition. L'avocat a été placé en garde à vue, accusé de critiques contre le verdict du procès dit du "complot contre la sûreté de l'État", qui a abouti à de lourdes peines pour plusieurs opposants au président Kaïs Saïed.
Dimanche dernier, M. Souab avait dénoncé "une injustice inédite" dans cette affaire, affirmant que "la personne libre devient esclave si elle se tait face à l'injustice". Ses propos ont visiblement déplu au pouvoir, qui a décidé de le faire arrêter.
Selon le porte-parole du pôle judiciaire antiterroriste, M. Souab sera transféré dans un centre de détention après l'ouverture d'une information judiciaire pour "un ensemble d'infractions terroristes" et de "crimes de droit commun". Il passera les cinq prochains jours en détention provisoire, pendant lesquels il ne pourra pas communiquer avec ses avocats.
Son avocat, Samir Dilou, a déploré cette décision, estimant que les autorités cherchent à étouffer les critiques contre le pouvoir. "C'est une tentative de museler les voix discordantes", a-t-il déclaré.
L'arrestation de M. Souab intervient dans un contexte de tensions politiques en Tunisie, où le président Kaïs Saïed a renforcé son emprise sur le pouvoir depuis son coup de force en juillet 2021. Les critiques contre son régime se sont multipliées ces derniers mois, notamment de la part des opposants et des défenseurs des droits de l'homme.
L'affaire du "complot contre l'État" a suscité de vives réactions, plusieurs avocats et proches des condamnés ayant dénoncé un procès "fabriqué de toutes pièces". Les recours en appel ont été confirmés, mais l'arrestation de M. Souab jette un doute sur la capacité de la justice tunisienne à rendre des verdicts impartiaux.
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