Le Niger est entré dans une nouvelle phase politique inédite avec la dissolution, le 26 mars dernier, de tous les partis politiques du pays, sur ordre du général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Cette décision, prise au lendemain de la proclamation de Tiani comme président pour cinq ans renouvelables, cristallise l'inquiétude des observateurs quant à l'avenir de la démocratie et de l'espace civique dans le pays.
Décretée comme suite aux recommandations des assises nationales, cette mesure, qui vise à « remettre de l’ordre dans l’offre politique pléthorique », selon certains, soulève de vives interrogations. Plus de 170 formations politiques, suspendues depuis le coup d'État de juillet 2023, disparaissent ainsi de la scène politique. Les assises nationales, aux quelles ces partis n'ont pas été associés, ont recommandé de limiter le nombre d'organisations politiques à venir.
Si certains analystes estiment que cette mesure pourrait permettre de réduire la fragmentation politique, d'autres y voient une stratégie visant à contrôler l'espace politique et à limiter toute opposition. La crainte d'une installation progressive d'une pensée unique et de la disparition de toute forme d'opposition se fait entendre.
« Un tournant décisif dans la vie politique du Niger », commente Aïr Info.
Les partis dissous dépendent désormais du feu vert du CNSP pour refonder de nouvelles formations. Un membre du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) a évoqué une volonté de « remettre de l'ordre » face à des formations politiques jugées souvent inefficaces ou déconnectées de la réalité. Pourtant, des observateurs s'interrogent sur l'impact réel de la dissolution sur les problèmes réels du Niger, comme l'insécurité ou la pauvreté.
La communauté politique, contactée par nos soins, ne se prononce pour l'instant pas, les membres attendant les nouvelles directives. Les partis peinent à émettre clairement leur opinion face au coup de force militaire.
Le Niger est entré dans une nouvelle phase politique inédite avec la dissolution, le 26 mars dernier, de tous les partis politiques du pays, sur ordre du général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Cette décision, prise au lendemain de la proclamation de Tiani comme président pour cinq ans renouvelables, cristallise l'inquiétude des observateurs quant à l'avenir de la démocratie et de l'espace civique dans le pays.
Décretée comme suite aux recommandations des assises nationales, cette mesure, qui vise à « remettre de l’ordre dans l’offre politique pléthorique », selon certains, soulève de vives interrogations. Plus de 170 formations politiques, suspendues depuis le coup d'État de juillet 2023, disparaissent ainsi de la scène politique. Les assises nationales, aux quelles ces partis n'ont pas été associés, ont recommandé de limiter le nombre d'organisations politiques à venir.
Si certains analystes estiment que cette mesure pourrait permettre de réduire la fragmentation politique, d'autres y voient une stratégie visant à contrôler l'espace politique et à limiter toute opposition. La crainte d'une installation progressive d'une pensée unique et de la disparition de toute forme d'opposition se fait entendre.
« Un tournant décisif dans la vie politique du Niger », commente Aïr Info.
Les partis dissous dépendent désormais du feu vert du CNSP pour refonder de nouvelles formations. Un membre du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) a évoqué une volonté de « remettre de l'ordre » face à des formations politiques jugées souvent inefficaces ou déconnectées de la réalité. Pourtant, des observateurs s'interrogent sur l'impact réel de la dissolution sur les problèmes réels du Niger, comme l'insécurité ou la pauvreté.
La communauté politique, contactée par nos soins, ne se prononce pour l'instant pas, les membres attendant les nouvelles directives. Les partis peinent à émettre clairement leur opinion face au coup de force militaire.
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