Dans une avancée majeure pour les droits humains, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a annoncé, lors d'un sommet à Abuja, la création d'un tribunal spécial chargé de juger les crimes commis en Gambie durant le gouvernement du dictateur Yahya Jammeh, qui a exercé un pouvoir autoritaire de 1994 à 2017. Cette décision historique répond enfin aux demandes pressantes des victimes et des défenseurs des droits de l'homme.

Le ministre gambien de la Justice a salué cette décision dans un communiqué, la qualifiant d'« étape historique » pour la Gambie et toute la région. « La décision de la Cédéao permettra l'adoption des statuts du tribunal, garantissant ainsi justice et reconnaissance des responsabilités pour les graves violations des droits de l'homme survenues sous le régime de Yahya Jammeh », a-t-il déclaré.
La Gambie fait face à un défi colossal pour rendre justice après des décennies de violations des droits humains, y compris des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires, et des actes de torture. Au cours de son règne, Jammeh a plongé le pays dans une atmosphère de peur et de répression, ce qui a laissé de nombreuses victimes demandant des comptes et un cadre légal pour faire entendre leurs voix.
Jusqu'à maintenant, les rares procès liés aux crimes de Jammeh ont eu lieu en dehors des frontières gambiennes, notamment en Suisse et en Allemagne. En mai 2024, Ousman Sonko, ancien ministre de l'Intérieur de Jammeh, a été condamné à vingt ans de prison en Suisse pour crimes contre l'humanité. En novembre 2023, le tribunal allemand a infligé une peine de réclusion à perpétuité à Bai Lowe, un membre d'un escadron de la mort.
Avec la création de ce tribunal spécial, la Gambie espère non seulement faire justice aux victimes, mais aussi établir un précédent important pour d'autres pays de la région confrontés à des défis similaires. La Cédéao souligne que cette initiative fait partie d'un effort plus large pour renforcer l'État de droit et promouvoir les droits humains en Afrique de l'Ouest.
La communauté internationale a également salué cette décision. Les organisations de défense des droits humains estiment qu'elle ouvre la voie à une véritable justice et à la réconciliation nationale après les années de terreur infligées par le régime de Jammeh, maintenant exilé en Guinée équatoriale.
Dans une avancée majeure pour les droits humains, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a annoncé, lors d'un sommet à Abuja, la création d'un tribunal spécial chargé de juger les crimes commis en Gambie durant le gouvernement du dictateur Yahya Jammeh, qui a exercé un pouvoir autoritaire de 1994 à 2017. Cette décision historique répond enfin aux demandes pressantes des victimes et des défenseurs des droits de l'homme.

Le ministre gambien de la Justice a salué cette décision dans un communiqué, la qualifiant d'« étape historique » pour la Gambie et toute la région. « La décision de la Cédéao permettra l'adoption des statuts du tribunal, garantissant ainsi justice et reconnaissance des responsabilités pour les graves violations des droits de l'homme survenues sous le régime de Yahya Jammeh », a-t-il déclaré.
La Gambie fait face à un défi colossal pour rendre justice après des décennies de violations des droits humains, y compris des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires, et des actes de torture. Au cours de son règne, Jammeh a plongé le pays dans une atmosphère de peur et de répression, ce qui a laissé de nombreuses victimes demandant des comptes et un cadre légal pour faire entendre leurs voix.
Jusqu'à maintenant, les rares procès liés aux crimes de Jammeh ont eu lieu en dehors des frontières gambiennes, notamment en Suisse et en Allemagne. En mai 2024, Ousman Sonko, ancien ministre de l'Intérieur de Jammeh, a été condamné à vingt ans de prison en Suisse pour crimes contre l'humanité. En novembre 2023, le tribunal allemand a infligé une peine de réclusion à perpétuité à Bai Lowe, un membre d'un escadron de la mort.
Avec la création de ce tribunal spécial, la Gambie espère non seulement faire justice aux victimes, mais aussi établir un précédent important pour d'autres pays de la région confrontés à des défis similaires. La Cédéao souligne que cette initiative fait partie d'un effort plus large pour renforcer l'État de droit et promouvoir les droits humains en Afrique de l'Ouest.
La communauté internationale a également salué cette décision. Les organisations de défense des droits humains estiment qu'elle ouvre la voie à une véritable justice et à la réconciliation nationale après les années de terreur infligées par le régime de Jammeh, maintenant exilé en Guinée équatoriale.
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