Le 12 mai 2025 marque un tournant politique majeur au Mali, où le Conseil National de Transition (CNT), dominé par des membres nommés par la junte militaire, a adopté à une large majorité 130 voix pour, 2 abstentions le projet de loi abrogeant la Charte des partis politiques. Une décision controversée qui intervient dans un climat politique déjà tendu, quelques jours après la suspension des activités politiques pour des « raisons d’ordre public ».
Officiellement, le gouvernement de transition justifie cette abrogation par la nécessité de freiner la « prolifération des partis », alors que près de 300 formations sont enregistrées selon le ministère de l’Administration territoriale. Pour les autorités, il ne s’agit pas de supprimer les partis, mais de réorganiser le paysage politique dans l’attente d’un nouvel ordre institutionnel.
Mais cette lecture est loin de convaincre l’opposition, qui dénonce une tentative déguisée de mise au pas du pluralisme politique. À Bamako, conférences de presse et manifestations s’enchaînent. Les leaders politiques accusent la junte de vouloir dissoudre de facto les partis et de verrouiller l’espace démocratique.
Parmi les voix les plus critiques, celle de Me Mamadou Ismaïla Konaté, avocat malien et ancien ministre de la Justice.
Dans une tribune incendiaire, il qualifie la mesure de « coup d’État juridique » et de « forfaiture politique », estimant qu’elle marque une dérive autoritaire incompatible avec les principes de l’État de droit. « Ce n’est pas une réforme, c’est un rapt », déclare-t-il sans détour.
Cette décision soulève également des inquiétudes sur la transition politique malienne, censée ramener le pays à un ordre constitutionnel après les coups d’État successifs de 2020 et 2021. Plusieurs observateurs estiment que cette abrogation constitue un obstacle de plus à la tenue d’élections libres et transparentes.
Le 12 mai 2025 marque un tournant politique majeur au Mali, où le Conseil National de Transition (CNT), dominé par des membres nommés par la junte militaire, a adopté à une large majorité 130 voix pour, 2 abstentions le projet de loi abrogeant la Charte des partis politiques. Une décision controversée qui intervient dans un climat politique déjà tendu, quelques jours après la suspension des activités politiques pour des « raisons d’ordre public ».
Officiellement, le gouvernement de transition justifie cette abrogation par la nécessité de freiner la « prolifération des partis », alors que près de 300 formations sont enregistrées selon le ministère de l’Administration territoriale. Pour les autorités, il ne s’agit pas de supprimer les partis, mais de réorganiser le paysage politique dans l’attente d’un nouvel ordre institutionnel.
Mais cette lecture est loin de convaincre l’opposition, qui dénonce une tentative déguisée de mise au pas du pluralisme politique. À Bamako, conférences de presse et manifestations s’enchaînent. Les leaders politiques accusent la junte de vouloir dissoudre de facto les partis et de verrouiller l’espace démocratique.
Parmi les voix les plus critiques, celle de Me Mamadou Ismaïla Konaté, avocat malien et ancien ministre de la Justice.
Dans une tribune incendiaire, il qualifie la mesure de « coup d’État juridique » et de « forfaiture politique », estimant qu’elle marque une dérive autoritaire incompatible avec les principes de l’État de droit. « Ce n’est pas une réforme, c’est un rapt », déclare-t-il sans détour.
Cette décision soulève également des inquiétudes sur la transition politique malienne, censée ramener le pays à un ordre constitutionnel après les coups d’État successifs de 2020 et 2021. Plusieurs observateurs estiment que cette abrogation constitue un obstacle de plus à la tenue d’élections libres et transparentes.
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