Le 4 mars 2025, le Conseil constitutionnel du Tchad a publié les résultats définitifs des élections sénatoriales qui se sont déroulées la semaine dernière. Ces élections ont été marquées par une large victoire du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti présidentiel, qui a remporté 43 sièges sur les 46 en jeu. Cette victoire s'accompagne de la publication de la liste des 23 sénateurs désignés par le président Mahamat Idriss Déby, conformément à la Constitution du Tchad.
Comme prévu, le MPS, fondé il y a 35 ans par le défunt président Idriss Déby, a raflé la quasi-totalité des sièges disponibles, perdant néanmoins deux sièges au profit de partis alliés. Le Réveil national pour la démocratie et le travail (RNDT) d’Albert Pahimi Padacké, ancien Premier ministre, et l’Union pour le renouveau et la démocratie (URD) de Romadoumngar Félix Nialbé ont ainsi obtenu respectivement deux et un siège, après un recours devant le Conseil constitutionnel.
La publication des 23 sénateurs désignés par le président Mahamat Idriss Déby, selon sa prérogative constitutionnelle, était particulièrement attendue. Le MPS, bien qu'ayant promis en janvier de ne pas gouverner seul, domine largement cette nomination. Parmi les nouveaux sénateurs figurent des personnalités proches du MPS, dont Haroun Kabadi, ancien président du Conseil national de transition (CNT), ainsi que des figures politiques ayant joué un rôle majeur dans la transition, comme le ministre des Affaires étrangères de transition, Abderaman Koulamallah, et les candidats à la dernière présidentielle, Théophile Bongoro et Lydie Beassemda.
Cependant, cette nomination a suscité des critiques. Le sociologue tchadien Gondeu Ladiba a exprimé ses regrets concernant l'absence de représentants de l’opposition politique et de la société civile parmi les sénateurs désignés par le président. Selon lui, ces choix montrent une volonté de maintenir un contrôle politique strict, au détriment de la diversité politique et sociale attendue dans une nouvelle ère de transition.
Le 4 mars 2025, le Conseil constitutionnel du Tchad a publié les résultats définitifs des élections sénatoriales qui se sont déroulées la semaine dernière. Ces élections ont été marquées par une large victoire du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti présidentiel, qui a remporté 43 sièges sur les 46 en jeu. Cette victoire s'accompagne de la publication de la liste des 23 sénateurs désignés par le président Mahamat Idriss Déby, conformément à la Constitution du Tchad.
Comme prévu, le MPS, fondé il y a 35 ans par le défunt président Idriss Déby, a raflé la quasi-totalité des sièges disponibles, perdant néanmoins deux sièges au profit de partis alliés. Le Réveil national pour la démocratie et le travail (RNDT) d’Albert Pahimi Padacké, ancien Premier ministre, et l’Union pour le renouveau et la démocratie (URD) de Romadoumngar Félix Nialbé ont ainsi obtenu respectivement deux et un siège, après un recours devant le Conseil constitutionnel.
La publication des 23 sénateurs désignés par le président Mahamat Idriss Déby, selon sa prérogative constitutionnelle, était particulièrement attendue. Le MPS, bien qu'ayant promis en janvier de ne pas gouverner seul, domine largement cette nomination. Parmi les nouveaux sénateurs figurent des personnalités proches du MPS, dont Haroun Kabadi, ancien président du Conseil national de transition (CNT), ainsi que des figures politiques ayant joué un rôle majeur dans la transition, comme le ministre des Affaires étrangères de transition, Abderaman Koulamallah, et les candidats à la dernière présidentielle, Théophile Bongoro et Lydie Beassemda.
Cependant, cette nomination a suscité des critiques. Le sociologue tchadien Gondeu Ladiba a exprimé ses regrets concernant l'absence de représentants de l’opposition politique et de la société civile parmi les sénateurs désignés par le président. Selon lui, ces choix montrent une volonté de maintenir un contrôle politique strict, au détriment de la diversité politique et sociale attendue dans une nouvelle ère de transition.
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