Au Mali, neuf militaires radiés en octobre 2025 contestent leur exclusion devant la Cour suprême. Ces officiers et sous-officiers, arrêtés en août pour « conspiration » selon les autorités de transition, demandent leur réintégration, estimant avoir été victimes d’« excès de pouvoir » et de « détournement de procédure ».
Parmi eux figurent le lieutenant-colonel Amadou Keita (génie militaire), le lieutenant-colonel Saybou Keita (armée de l’air) et le lieutenant-colonel Moro Sidibé (garde nationale). Ils veulent l’annulation des décrets signés par le président de transition, le général Assimi Goïta.
Selon leur avocat, Maître Mountaga Tall, les militaires n’ont reçu aucune convocation écrite ni information sur les faits reprochés. « Aucun élément ne prouve une faute disciplinaire », explique-t-il, soulignant que la sanction semble motivée par autre chose que la discipline militaire.
Lors de leur arrestation, leurs visages avaient été montrés à la télévision d’État. Un agent français de la DGSE, arrêté en même temps, reste également détenu. Le jour où les neuf militaires saisissaient la Cour, un nouveau décret a radié le colonel Yaya Alpha Sangaré, détenu depuis mars 2024, connu pour avoir publié un livre dénonçant des exactions de l’armée.
Au Mali, neuf militaires radiés en octobre 2025 contestent leur exclusion devant la Cour suprême. Ces officiers et sous-officiers, arrêtés en août pour « conspiration » selon les autorités de transition, demandent leur réintégration, estimant avoir été victimes d’« excès de pouvoir » et de « détournement de procédure ».
Parmi eux figurent le lieutenant-colonel Amadou Keita (génie militaire), le lieutenant-colonel Saybou Keita (armée de l’air) et le lieutenant-colonel Moro Sidibé (garde nationale). Ils veulent l’annulation des décrets signés par le président de transition, le général Assimi Goïta.
Selon leur avocat, Maître Mountaga Tall, les militaires n’ont reçu aucune convocation écrite ni information sur les faits reprochés. « Aucun élément ne prouve une faute disciplinaire », explique-t-il, soulignant que la sanction semble motivée par autre chose que la discipline militaire.
Lors de leur arrestation, leurs visages avaient été montrés à la télévision d’État. Un agent français de la DGSE, arrêté en même temps, reste également détenu. Le jour où les neuf militaires saisissaient la Cour, un nouveau décret a radié le colonel Yaya Alpha Sangaré, détenu depuis mars 2024, connu pour avoir publié un livre dénonçant des exactions de l’armée.
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