La phase nationale des consultations sur la relecture de la Charte des partis politiques maliens a été inaugurée ce lundi au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Cette initiative, qui s'inscrit dans un processus de réflexion sur l'avenir politique du pays, vise à rassembler les « forces vives » autour de propositions pour réduire le nombre de partis et encadrer leur financement. Cependant, cette démarche est déjà entachée de controverses.
Les travaux, qui s'étendent jusqu'à demain, font suite à des consultations régionales tenues les 16 et 17 avril. Lors de ces précédentes rencontres, une proposition radicale a émergé : la dissolution de tous les partis existants pour laisser place à deux ou trois nouvelles formations. Une perspective qui inquiète la classe politique, notamment l'Initiative des partis politiques pour la charte (Ipac), regroupant de nombreuses formations historiques du pays.
Malgré l'importance de ces consultations, le manque de transparence des autorités de transition soulève de nombreuses interrogations. Aucune information officielle n'a été publiée concernant les modalités de sélection des représentants des « forces vives », et les sources gouvernementales contactées par RFI n'ont pas été en mesure d'apporter des éclaircissements.
Les partis politiques, tout en reconnaissant la nécessité d’une réforme, dénoncent une mise en scène orchestrée par le gouvernement pour légitimer une volonté de mettre un terme au multipartisme, un droit garanti par la Constitution malienne depuis la chute de la dictature militaire en 1991. Cette crainte est partagée par de nombreux défenseurs des acquis démocratiques, qui voient dans ces consultations une manœuvre pour réduire à néant les progrès réalisés au cours des dernières décennies.
La phase nationale des consultations sur la relecture de la Charte des partis politiques maliens a été inaugurée ce lundi au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Cette initiative, qui s'inscrit dans un processus de réflexion sur l'avenir politique du pays, vise à rassembler les « forces vives » autour de propositions pour réduire le nombre de partis et encadrer leur financement. Cependant, cette démarche est déjà entachée de controverses.
Les travaux, qui s'étendent jusqu'à demain, font suite à des consultations régionales tenues les 16 et 17 avril. Lors de ces précédentes rencontres, une proposition radicale a émergé : la dissolution de tous les partis existants pour laisser place à deux ou trois nouvelles formations. Une perspective qui inquiète la classe politique, notamment l'Initiative des partis politiques pour la charte (Ipac), regroupant de nombreuses formations historiques du pays.
Malgré l'importance de ces consultations, le manque de transparence des autorités de transition soulève de nombreuses interrogations. Aucune information officielle n'a été publiée concernant les modalités de sélection des représentants des « forces vives », et les sources gouvernementales contactées par RFI n'ont pas été en mesure d'apporter des éclaircissements.
Les partis politiques, tout en reconnaissant la nécessité d’une réforme, dénoncent une mise en scène orchestrée par le gouvernement pour légitimer une volonté de mettre un terme au multipartisme, un droit garanti par la Constitution malienne depuis la chute de la dictature militaire en 1991. Cette crainte est partagée par de nombreux défenseurs des acquis démocratiques, qui voient dans ces consultations une manœuvre pour réduire à néant les progrès réalisés au cours des dernières décennies.
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