Les résultats provisoires des élections législatives au Tchad, publiés samedi 11 janvier, montrent une large victoire pour le Mouvement patriotique du salut (MPS), parti au pouvoir depuis plus de 30 ans. Le MPS, principal soutien du président Mahamat Idriss Déby, s'apprête à contrôler environ deux tiers des sièges de la nouvelle assemblée, une position lui accordant la majorité absolue. Cette annonce est saluée par la direction du parti, mais suscite des réactions de colère et de désaveu de la part de l'opposition.

Le porte-parole du Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT), second au scrutin, a fustigé les résultats, allant jusqu'à dénoncer un « chiffonnage » électoral. Clément Sianka a exprimé son indignation, affirmant que les résultats étaient prévisibles pour ceux qui avaient décidé de boycotter les élections, et a ajouté : « Nous avions cru que les jeux n'étaient pas faits et c'est ce qui nous déçoit. Nous avons beaucoup de réserves concernant les résultats qui nous sont attribués. »
Les critiques à l'encontre du processus électoral ne se limitent pas au RNDT. Le code électoral adopté en 2024, jugé déficient, empêche en effet l'accès aux procès-verbaux des élections, limitant ainsi la transparence du scrutin. Les opposants estiment que ces conditions biaisent le processus démocratique et favorisent un système où le MPS peut agir sans contrôle.
Absente de ce scrutin, la formation des Transformateurs de Succès Masra avait choisi de boycotter les élections, dénonçant un « rituel électoraliste sans démocratie réelle ». Bien qu'ils n'aient pas commenté les résultats en détail, ils ont insinué que le score écrasant du MPS reflétait « des résultats préfabriqués dans les ordinateurs », mettant en avant un profond scepticisme quant à l'intégrité de l'élection.
Les résultats provisoires des élections législatives au Tchad, publiés samedi 11 janvier, montrent une large victoire pour le Mouvement patriotique du salut (MPS), parti au pouvoir depuis plus de 30 ans. Le MPS, principal soutien du président Mahamat Idriss Déby, s'apprête à contrôler environ deux tiers des sièges de la nouvelle assemblée, une position lui accordant la majorité absolue. Cette annonce est saluée par la direction du parti, mais suscite des réactions de colère et de désaveu de la part de l'opposition.

Le porte-parole du Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT), second au scrutin, a fustigé les résultats, allant jusqu'à dénoncer un « chiffonnage » électoral. Clément Sianka a exprimé son indignation, affirmant que les résultats étaient prévisibles pour ceux qui avaient décidé de boycotter les élections, et a ajouté : « Nous avions cru que les jeux n'étaient pas faits et c'est ce qui nous déçoit. Nous avons beaucoup de réserves concernant les résultats qui nous sont attribués. »
Les critiques à l'encontre du processus électoral ne se limitent pas au RNDT. Le code électoral adopté en 2024, jugé déficient, empêche en effet l'accès aux procès-verbaux des élections, limitant ainsi la transparence du scrutin. Les opposants estiment que ces conditions biaisent le processus démocratique et favorisent un système où le MPS peut agir sans contrôle.
Absente de ce scrutin, la formation des Transformateurs de Succès Masra avait choisi de boycotter les élections, dénonçant un « rituel électoraliste sans démocratie réelle ». Bien qu'ils n'aient pas commenté les résultats en détail, ils ont insinué que le score écrasant du MPS reflétait « des résultats préfabriqués dans les ordinateurs », mettant en avant un profond scepticisme quant à l'intégrité de l'élection.
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