Jamais un Parlement marocain n’avait compté autant d’élus dans le collimateur de la justice. Trente députés, issus aussi bien de la majorité que de l’opposition, sont poursuivis ou ont déjà été condamnés depuis 2021 pour corruption, détournement de fonds publics ou autres délits financiers. Un record qui alimente les sarcasmes sur les réseaux sociaux et relance le débat sur l’intégrité des représentants de la nation.
Le dernier à rejoindre ce sombre tableau est Mohamed Karimine, député-maire de Bouznika et membre du parti l’Istiqlal, condamné le 29 juillet à sept ans de prison ferme pour dilapidation de deniers publics et abus de pouvoir. Son parti compte désormais trois élus sanctionnés.
Le RNI en tête des condamnations
Le Rassemblement national des indépendants (RNI), formation dirigée par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, détient la première place de ce classement peu enviable : huit députés visés. Parmi eux, Mohamed Boudrika (cinq ans de prison pour malversations) et Rachid El Fayek, condamné pour traite d’êtres humains et viol.
Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) n’est pas en reste, avec quatre députés mis en cause, sans compter Saïd Naciri, poursuivi dans l’affaire dite du « Pablo Escobar du Sahara ».
L’opposition également touchée
Côté opposition, quatorze élus issus de cinq partis sont concernés, dont quatre à l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et quatre à l’Union constitutionnelle (UC).
Avertissements ignorés
Plusieurs rapports, publiés avant les élections législatives de 2021, avaient pourtant alerté sur le risque de voir des candidats au passé judiciaire trouble accéder à l’Hémicycle. Les avertissements semblent être restés lettre morte.
Pour certains observateurs, cette vague de procédures illustre surtout la volonté croissante de la justice marocaine de s’attaquer à la corruption, y compris au sommet de l’État. Des ONG de défense des deniers publics plaident pour maintenir, voire renforcer, cette dynamique afin de restaurer la confiance des citoyens.
Jamais un Parlement marocain n’avait compté autant d’élus dans le collimateur de la justice. Trente députés, issus aussi bien de la majorité que de l’opposition, sont poursuivis ou ont déjà été condamnés depuis 2021 pour corruption, détournement de fonds publics ou autres délits financiers. Un record qui alimente les sarcasmes sur les réseaux sociaux et relance le débat sur l’intégrité des représentants de la nation.
Le dernier à rejoindre ce sombre tableau est Mohamed Karimine, député-maire de Bouznika et membre du parti l’Istiqlal, condamné le 29 juillet à sept ans de prison ferme pour dilapidation de deniers publics et abus de pouvoir. Son parti compte désormais trois élus sanctionnés.
Le RNI en tête des condamnations
Le Rassemblement national des indépendants (RNI), formation dirigée par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, détient la première place de ce classement peu enviable : huit députés visés. Parmi eux, Mohamed Boudrika (cinq ans de prison pour malversations) et Rachid El Fayek, condamné pour traite d’êtres humains et viol.
Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) n’est pas en reste, avec quatre députés mis en cause, sans compter Saïd Naciri, poursuivi dans l’affaire dite du « Pablo Escobar du Sahara ».
L’opposition également touchée
Côté opposition, quatorze élus issus de cinq partis sont concernés, dont quatre à l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et quatre à l’Union constitutionnelle (UC).
Avertissements ignorés
Plusieurs rapports, publiés avant les élections législatives de 2021, avaient pourtant alerté sur le risque de voir des candidats au passé judiciaire trouble accéder à l’Hémicycle. Les avertissements semblent être restés lettre morte.
Pour certains observateurs, cette vague de procédures illustre surtout la volonté croissante de la justice marocaine de s’attaquer à la corruption, y compris au sommet de l’État. Des ONG de défense des deniers publics plaident pour maintenir, voire renforcer, cette dynamique afin de restaurer la confiance des citoyens.
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