La tension est montée d’un cran entre l’Inde et le Pakistan après une série d’échanges de tirs et d’attaques de drones meurtrières le long de leur frontière commune, principalement dans la région disputée du Cachemire. Plus de deux semaines après un attentat sanglant survenu le 22 avril dans la partie indienne du territoire, les hostilités entre les deux puissances nucléaires prennent un tour dramatique.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée indienne a fait état de « multiples attaques de drones et de tirs pakistanais tout le long de la frontière », affirmant avoir « repoussé » les drones et répondu « de manière appropriée ». Une civile a été tuée par un tir de mortier dans le secteur d’Uri, selon une source policière.
Le Pakistan, de son côté, accuse l’Inde d’avoir visé des zones civiles dans le Cachemire pakistanais, faisant quatre morts, dont une fillette de deux ans. Depuis mercredi, les autorités pakistanaises recensent 36 civils tués dans les violences.
Écoles fermées, aéroports suspendus
La population civile paie un lourd tribut. En Inde comme au Pakistan, les écoles ont été fermées dans les zones frontalières, tandis que 24 aéroports du nord-ouest indien ont suspendu leurs activités pour des raisons de sécurité.
La veille, la ville de Lahore, au Pakistan, a été secouée par des explosions. L’Inde a revendiqué la destruction d’une batterie de défense aérienne pakistanaise, en riposte à des frappes de drones et de missiles imputées à Islamabad. New Delhi affirme que ses installations militaires dans le Cachemire ont été la cible d’une attaque coordonnée.
Médiations internationales et guerre de l’information
Alors que la communauté internationale multiplie les appels à la retenue, ces derniers semblent peiner à produire des effets. Le vice-président américain J.D. Vance a exhorté à la désescalade, tout en excluant toute implication directe des États-Unis. L’Iran, de son côté, poursuit une mission de médiation menée par son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, entre Islamabad et New Delhi.
Sur le plan numérique, le conflit s’étend également au champ de l'information.
L’Inde a ordonné jeudi le blocage de plus de 8 000 comptes sur la plateforme X (anciennement Twitter), dont certains appartiennent à des médias internationaux. Le réseau social a annoncé s’y être plié « à contrecœur », dénonçant une mesure de « censure ».
La tension est montée d’un cran entre l’Inde et le Pakistan après une série d’échanges de tirs et d’attaques de drones meurtrières le long de leur frontière commune, principalement dans la région disputée du Cachemire. Plus de deux semaines après un attentat sanglant survenu le 22 avril dans la partie indienne du territoire, les hostilités entre les deux puissances nucléaires prennent un tour dramatique.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée indienne a fait état de « multiples attaques de drones et de tirs pakistanais tout le long de la frontière », affirmant avoir « repoussé » les drones et répondu « de manière appropriée ». Une civile a été tuée par un tir de mortier dans le secteur d’Uri, selon une source policière.
Le Pakistan, de son côté, accuse l’Inde d’avoir visé des zones civiles dans le Cachemire pakistanais, faisant quatre morts, dont une fillette de deux ans. Depuis mercredi, les autorités pakistanaises recensent 36 civils tués dans les violences.
Écoles fermées, aéroports suspendus
La population civile paie un lourd tribut. En Inde comme au Pakistan, les écoles ont été fermées dans les zones frontalières, tandis que 24 aéroports du nord-ouest indien ont suspendu leurs activités pour des raisons de sécurité.
La veille, la ville de Lahore, au Pakistan, a été secouée par des explosions. L’Inde a revendiqué la destruction d’une batterie de défense aérienne pakistanaise, en riposte à des frappes de drones et de missiles imputées à Islamabad. New Delhi affirme que ses installations militaires dans le Cachemire ont été la cible d’une attaque coordonnée.
Médiations internationales et guerre de l’information
Alors que la communauté internationale multiplie les appels à la retenue, ces derniers semblent peiner à produire des effets. Le vice-président américain J.D. Vance a exhorté à la désescalade, tout en excluant toute implication directe des États-Unis. L’Iran, de son côté, poursuit une mission de médiation menée par son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, entre Islamabad et New Delhi.
Sur le plan numérique, le conflit s’étend également au champ de l'information.
L’Inde a ordonné jeudi le blocage de plus de 8 000 comptes sur la plateforme X (anciennement Twitter), dont certains appartiennent à des médias internationaux. Le réseau social a annoncé s’y être plié « à contrecœur », dénonçant une mesure de « censure ».
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