La spirale de la violence ne faiblit pas dans l'État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria. Vendredi soir, une nouvelle attaque a frappé de plein fouet les populations civiles : au moins 50 personnes ont été enlevées par des groupes armés communément appelés « bandits ». Ces bandes criminelles, qui sévissent depuis plusieurs années dans la région, accentuent leur emprise au grand désarroi des habitants et face à une réponse sécuritaire jugée insuffisante.
Selon un rapport confidentiel d'experts remis à l'ONU et consulté par l'AFP, cette nouvelle vague de kidnappings témoigne d’une nette aggravation de la situation sécuritaire dans la région.
Mais le drame ne s’arrête pas là.
Quelques jours après ce rapt de masse, les autorités ont confirmé la mort de 33 personnes, enlevées en février dans le village de Banga, également situé dans l'État de Zamfara. Des survivants rapportent des exécutions sommaires, des égorgements, et la mort de trois nourrissons, décédés faute de soins et de nourriture.
Ces atrocités ont été perpétrées malgré le versement d'une rançon avoisinant 30 000 euros, réunie par la communauté locale dans l’espoir de libérer les otages. En vain.
Face à ces événements tragiques, la société civile s’est mobilisée, organisant des manifestations pour dénoncer l’inaction des autorités. Le gouverneur Dauda Lawal est particulièrement visé. Il est accusé de ne pas protéger les populations et de laisser l'État sombrer dans le chaos.
Les forces de sécurité nigérianes affirment pourtant avoir abattu plusieurs dizaines de membres de ces groupes au cours des dernières semaines, lors d'opérations dans les États du centre et de l'ouest du pays. Mais sur le terrain, les résultats restent invisibles. La violence s’étend même à l’État voisin du Niger, aux portes de la capitale Abuja, où une cellule de Boko Haram serait désormais active, selon l’Institut des études de sécurité de Pretoria.
L'État de Zamfara illustre tragiquement l’incapacité de l’État nigérian à contenir la menace hybride que représentent à la fois les bandes criminelles et les groupes djihadistes, au détriment de millions de civils piégés dans l’engrenage de la peur, de la pauvreté et de l’abandon.
La spirale de la violence ne faiblit pas dans l'État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria. Vendredi soir, une nouvelle attaque a frappé de plein fouet les populations civiles : au moins 50 personnes ont été enlevées par des groupes armés communément appelés « bandits ». Ces bandes criminelles, qui sévissent depuis plusieurs années dans la région, accentuent leur emprise au grand désarroi des habitants et face à une réponse sécuritaire jugée insuffisante.
Selon un rapport confidentiel d'experts remis à l'ONU et consulté par l'AFP, cette nouvelle vague de kidnappings témoigne d’une nette aggravation de la situation sécuritaire dans la région.
Mais le drame ne s’arrête pas là.
Quelques jours après ce rapt de masse, les autorités ont confirmé la mort de 33 personnes, enlevées en février dans le village de Banga, également situé dans l'État de Zamfara. Des survivants rapportent des exécutions sommaires, des égorgements, et la mort de trois nourrissons, décédés faute de soins et de nourriture.
Ces atrocités ont été perpétrées malgré le versement d'une rançon avoisinant 30 000 euros, réunie par la communauté locale dans l’espoir de libérer les otages. En vain.
Face à ces événements tragiques, la société civile s’est mobilisée, organisant des manifestations pour dénoncer l’inaction des autorités. Le gouverneur Dauda Lawal est particulièrement visé. Il est accusé de ne pas protéger les populations et de laisser l'État sombrer dans le chaos.
Les forces de sécurité nigérianes affirment pourtant avoir abattu plusieurs dizaines de membres de ces groupes au cours des dernières semaines, lors d'opérations dans les États du centre et de l'ouest du pays. Mais sur le terrain, les résultats restent invisibles. La violence s’étend même à l’État voisin du Niger, aux portes de la capitale Abuja, où une cellule de Boko Haram serait désormais active, selon l’Institut des études de sécurité de Pretoria.
L'État de Zamfara illustre tragiquement l’incapacité de l’État nigérian à contenir la menace hybride que représentent à la fois les bandes criminelles et les groupes djihadistes, au détriment de millions de civils piégés dans l’engrenage de la peur, de la pauvreté et de l’abandon.
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