Le procès très médiatisé des prévenus impliqués dans la supposée tentative de coup d'État contre le président Patrice Talon a repris ce mercredi 29 janvier 2025, en ce qui constitue la cinquième journée d'audiences. Les accusés, dont l'homme d'affaires Olivier Boko et l'ancien ministre des sports Oswald Homeky, font face à des charges graves, notamment de complot contre l'autorité de l'État, corruption d'agent public, et faux et usage de faux.

Depuis l'ouverture du procès, les prévenus ont tous plaidé non coupable. Cependant, la situation s'est aggravée pour certains d'entre eux, car ils n'ont pas réussi à se constituer de nouveaux avocats après que leurs conseils ont décidé de se déconstituer lors du premier jour d'audience, contestant la composition de la Cour. Ce manque de représentation légale a soulevé des questions quant à la validité des procédures en cours.
Au cours de l'audience du 28 janvier, plusieurs témoins ont été entendus, dont un directeur administratif et financier de Rock Niéri, qui a souligné des irrégularités dans la gestion financière de l'entreprise. D'autres témoignages ont mis en lumière des transactions suspectes associées à des montants considérables, notamment des dépôts liés à des assurances et des mouvements de fonds entre les prévenus.
Lors de l'audience de ce jour, l'avocat de l'État béninois a formulé des demandes fermes à la Cour. Il a réclamé la condamnation des prévenus à une somme colossale de 77 milliards FCFA pour les préjudices causés à l'État. De plus, il a demandé la saisie des biens de Olivier Boko, Oswald Homeky et Rock Niéri, ainsi que la confiscation de la somme de 1,5 milliard FCFA retrouvée au domicile de l'ancien ministre.
L'État a également requis des dommages et intérêts de 10 millions FCFA à l'encontre de certains coaccusés, tout en demandant la saisie de tous les actifs connus ou non des principaux accusés. Le procureur Mario Mètonou a exprimé une volonté de poursuivre les débats, malgré l'absence de défense pour certains prévenus.
Les débats se poursuivront demain, jeudi 30 janvier 2025, où la Cour examinera les réquisitions du ministère public et des avocats de la partie civile. Les enjeux restent élevés, tant pour les prévenus que pour l'État béninois, dans ce procès qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage politique national.
Le procès très médiatisé des prévenus impliqués dans la supposée tentative de coup d'État contre le président Patrice Talon a repris ce mercredi 29 janvier 2025, en ce qui constitue la cinquième journée d'audiences. Les accusés, dont l'homme d'affaires Olivier Boko et l'ancien ministre des sports Oswald Homeky, font face à des charges graves, notamment de complot contre l'autorité de l'État, corruption d'agent public, et faux et usage de faux.

Depuis l'ouverture du procès, les prévenus ont tous plaidé non coupable. Cependant, la situation s'est aggravée pour certains d'entre eux, car ils n'ont pas réussi à se constituer de nouveaux avocats après que leurs conseils ont décidé de se déconstituer lors du premier jour d'audience, contestant la composition de la Cour. Ce manque de représentation légale a soulevé des questions quant à la validité des procédures en cours.
Au cours de l'audience du 28 janvier, plusieurs témoins ont été entendus, dont un directeur administratif et financier de Rock Niéri, qui a souligné des irrégularités dans la gestion financière de l'entreprise. D'autres témoignages ont mis en lumière des transactions suspectes associées à des montants considérables, notamment des dépôts liés à des assurances et des mouvements de fonds entre les prévenus.
Lors de l'audience de ce jour, l'avocat de l'État béninois a formulé des demandes fermes à la Cour. Il a réclamé la condamnation des prévenus à une somme colossale de 77 milliards FCFA pour les préjudices causés à l'État. De plus, il a demandé la saisie des biens de Olivier Boko, Oswald Homeky et Rock Niéri, ainsi que la confiscation de la somme de 1,5 milliard FCFA retrouvée au domicile de l'ancien ministre.
L'État a également requis des dommages et intérêts de 10 millions FCFA à l'encontre de certains coaccusés, tout en demandant la saisie de tous les actifs connus ou non des principaux accusés. Le procureur Mario Mètonou a exprimé une volonté de poursuivre les débats, malgré l'absence de défense pour certains prévenus.
Les débats se poursuivront demain, jeudi 30 janvier 2025, où la Cour examinera les réquisitions du ministère public et des avocats de la partie civile. Les enjeux restent élevés, tant pour les prévenus que pour l'État béninois, dans ce procès qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage politique national.
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