Chaque année, le 17 décembre, les travailleurs et travailleuses du sexe au Kenya se rassemblent pour célébrer leur journée nationale, un événement qui vise à sensibiliser le public sur leurs conditions de travail difficiles et à revendiquer leurs droits fondamentaux. Dans un pays où la prostitution est interdite par la loi, ces individus se heurtent à de nombreux obstacles qui entravent leur capacité à vivre dignement et en sécurité.

La criminalisation de la prostitution au Kenya, inscrite dans l’article 165 du code pénal, a des conséquences dévastatrices pour les travailleurs et travailleuses du sexe. En plus d'être exposés à des violences physiques et psychologiques, ils sont souvent privés d'accès aux services juridiques et médicaux nécessaires. "Nous n'avons pas cet argent. Les travailleuses du sexe restent des êtres humains.
C'est un travail comme un autre et il devrait être respecté", déclare une représentante de Kiaswa (Kenya Sex Workers Alliance), une organisation qui défend les droits des travailleurs du sexe depuis sa création en 2019.
Kiaswa a déjà enregistré 30 condamnations suite à des centaines de plaintes déposées par ses membres.
Cependant, malgré ces avancées, le chemin reste semé d'embûches. L'organisation avait tenté d'attaquer la loi interdisant la prostitution devant les tribunaux, mais après plusieurs années de procédures judiciaires, le juge a rendu un non-lieu. "La décriminalisation changerait tout", affirme une militante de Kiaswa. "Cela nous permettrait de travailler dans un cadre légal qui garantirait notre sécurité et nos droits."
Les travailleurs et travailleuses du sexe ne sont pas seulement victimes de la loi ; ils sont également stigmatisés par la société, ce qui complique encore davantage leur situation. La peur des arrestations et des violences les empêche souvent de dénoncer les abus dont ils sont victimes. En cette journée nationale, ils appellent à une prise de conscience collective sur leurs réalités quotidiennes et sur l'importance de respecter leurs droits humains.
Les efforts pour sensibiliser le public se multiplient : des manifestations pacifiques aux campagnes sur les réseaux sociaux, chaque initiative vise à faire entendre leur voix. Les travailleurs et travailleuses du sexe au Kenya espèrent que leur lutte pour la décriminalisation sera entendue et que des changements significatifs interviendront pour améliorer leurs conditions de vie.
Chaque année, le 17 décembre, les travailleurs et travailleuses du sexe au Kenya se rassemblent pour célébrer leur journée nationale, un événement qui vise à sensibiliser le public sur leurs conditions de travail difficiles et à revendiquer leurs droits fondamentaux. Dans un pays où la prostitution est interdite par la loi, ces individus se heurtent à de nombreux obstacles qui entravent leur capacité à vivre dignement et en sécurité.

La criminalisation de la prostitution au Kenya, inscrite dans l’article 165 du code pénal, a des conséquences dévastatrices pour les travailleurs et travailleuses du sexe. En plus d'être exposés à des violences physiques et psychologiques, ils sont souvent privés d'accès aux services juridiques et médicaux nécessaires. "Nous n'avons pas cet argent. Les travailleuses du sexe restent des êtres humains.
C'est un travail comme un autre et il devrait être respecté", déclare une représentante de Kiaswa (Kenya Sex Workers Alliance), une organisation qui défend les droits des travailleurs du sexe depuis sa création en 2019.
Kiaswa a déjà enregistré 30 condamnations suite à des centaines de plaintes déposées par ses membres.
Cependant, malgré ces avancées, le chemin reste semé d'embûches. L'organisation avait tenté d'attaquer la loi interdisant la prostitution devant les tribunaux, mais après plusieurs années de procédures judiciaires, le juge a rendu un non-lieu. "La décriminalisation changerait tout", affirme une militante de Kiaswa. "Cela nous permettrait de travailler dans un cadre légal qui garantirait notre sécurité et nos droits."
Les travailleurs et travailleuses du sexe ne sont pas seulement victimes de la loi ; ils sont également stigmatisés par la société, ce qui complique encore davantage leur situation. La peur des arrestations et des violences les empêche souvent de dénoncer les abus dont ils sont victimes. En cette journée nationale, ils appellent à une prise de conscience collective sur leurs réalités quotidiennes et sur l'importance de respecter leurs droits humains.
Les efforts pour sensibiliser le public se multiplient : des manifestations pacifiques aux campagnes sur les réseaux sociaux, chaque initiative vise à faire entendre leur voix. Les travailleurs et travailleuses du sexe au Kenya espèrent que leur lutte pour la décriminalisation sera entendue et que des changements significatifs interviendront pour améliorer leurs conditions de vie.
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