Le paysage politique et sécuritaire du Mali, particulièrement dans le nord du pays, continue d’évoluer alors que les autorités de transition et des leaders de la communauté touareg unissent leurs efforts pour instaurer la paix et la concorde. Ce dimanche, à Bamako, l’association « Tamouzok, alliance pour la paix et la concorde » a été officiellement présentée par ses fondateurs, avec un lancement plus formel prévu dans les semaines à venir, en présence des autorités et des partenaires internationaux.
La création de Tamouzok intervient dans un contexte de tensions croissantes au nord du Mali, exacerbées par la résurgence des revendications indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) et par des attaques jihadistes perpétrées par le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (JNIM). Les représentants des autorités maliennes de transition, qui ont récemment mis fin à l'accord de paix de 2015, font face à un défi colossal pour rétablir la paix dans une région marquée par l'incertitude.
L'association Tamouzok, dont le nom signifie « vivre ensemble » en langue tamachek, vise non seulement à représenter les intérêts des Touaregs, mais également à inclure toutes les communautés du Nord. Parmi les fondateurs se trouvent plusieurs ministres du gouvernement de transition, dont Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, et Mossa Ag Attaher, ministre des Maliens de l'extérieur.
Moussa Ag Acharatoumane, chargé des relations extérieures de l'association, souligne l'importance d'établir un dialogue constructif entre les autorités et les populations du Nord. « L'objectif de l'association, c'est vraiment de créer ce pont qui va permettre de se retrouver, de parler, et de transcender les nombreux problèmes qui ont affaibli notre tissu social », précise-t-il.
Cependant, une grande incertitude subsiste quant à l'inclusion des rebelles du FLA dans ce processus. Bien que Moussa Ag Acharatoumane insiste sur le fait que « personne n'est exclu », la réalité politique complexe et les tensions persistantes rendent le dialogue difficile. Depuis la rupture de l'accord de paix, le régime de transition et le FLA n'échangent plus que des tirs.
La situation est d'autant plus préoccupante que l'intervention de l'armée malienne, en collaboration avec le groupe Wagner, a été marquée par des allégations d'exactions contre des civils, notamment au sein des communautés touaregs. Lors d'une déclaration, Moussa Ag Acharatoumane a mis en lumière le rôle crucial de l'armée dans la sécurisation des zones affectées par les violences jihadistes, assurant que l'association œuvrera pour un meilleur soutien des autorités envers les populations.
« L'objectif de l'armée, c'est de sécuriser le territoire, explique-t-il. Aujourd'hui, les plus grandes exactions sont commises par les groupes jihadistes. » Il invite les habitants à se replier dans les zones contrôlées par l'État et l'armée pour éviter des malentendus et des violences.
Le paysage politique et sécuritaire du Mali, particulièrement dans le nord du pays, continue d’évoluer alors que les autorités de transition et des leaders de la communauté touareg unissent leurs efforts pour instaurer la paix et la concorde. Ce dimanche, à Bamako, l’association « Tamouzok, alliance pour la paix et la concorde » a été officiellement présentée par ses fondateurs, avec un lancement plus formel prévu dans les semaines à venir, en présence des autorités et des partenaires internationaux.
La création de Tamouzok intervient dans un contexte de tensions croissantes au nord du Mali, exacerbées par la résurgence des revendications indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) et par des attaques jihadistes perpétrées par le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (JNIM). Les représentants des autorités maliennes de transition, qui ont récemment mis fin à l'accord de paix de 2015, font face à un défi colossal pour rétablir la paix dans une région marquée par l'incertitude.
L'association Tamouzok, dont le nom signifie « vivre ensemble » en langue tamachek, vise non seulement à représenter les intérêts des Touaregs, mais également à inclure toutes les communautés du Nord. Parmi les fondateurs se trouvent plusieurs ministres du gouvernement de transition, dont Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, et Mossa Ag Attaher, ministre des Maliens de l'extérieur.
Moussa Ag Acharatoumane, chargé des relations extérieures de l'association, souligne l'importance d'établir un dialogue constructif entre les autorités et les populations du Nord. « L'objectif de l'association, c'est vraiment de créer ce pont qui va permettre de se retrouver, de parler, et de transcender les nombreux problèmes qui ont affaibli notre tissu social », précise-t-il.
Cependant, une grande incertitude subsiste quant à l'inclusion des rebelles du FLA dans ce processus. Bien que Moussa Ag Acharatoumane insiste sur le fait que « personne n'est exclu », la réalité politique complexe et les tensions persistantes rendent le dialogue difficile. Depuis la rupture de l'accord de paix, le régime de transition et le FLA n'échangent plus que des tirs.
La situation est d'autant plus préoccupante que l'intervention de l'armée malienne, en collaboration avec le groupe Wagner, a été marquée par des allégations d'exactions contre des civils, notamment au sein des communautés touaregs. Lors d'une déclaration, Moussa Ag Acharatoumane a mis en lumière le rôle crucial de l'armée dans la sécurisation des zones affectées par les violences jihadistes, assurant que l'association œuvrera pour un meilleur soutien des autorités envers les populations.
« L'objectif de l'armée, c'est de sécuriser le territoire, explique-t-il. Aujourd'hui, les plus grandes exactions sont commises par les groupes jihadistes. » Il invite les habitants à se replier dans les zones contrôlées par l'État et l'armée pour éviter des malentendus et des violences.
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