Le gouvernement libyen a annoncé mercredi soir la fermeture des bureaux de dix organisations non gouvernementales internationales, les accusant d’opérer avec des "activités hostiles" et de menacer la stabilité du pays. Parmi les organisations ciblées figurent des acteurs humanitaires de premier plan tels que Médecins sans Frontières (MSF), le Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC), l'International Medical Corps (IMC) et l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
L'annonce, faite lors d'une conférence de presse par le ministère de l'Intérieur, accuse ces organisations d'œuvrer à la diffusion de "valeurs contraires aux traditions et aux valeurs de la Libye". Les autorités ont notamment dénoncé la promotion de l'athéisme, du christianisme, de l'homosexualité et d'une "décadence morale".

Au-delà des accusations idéologiques, la fermeté des autorités libyennes semble principalement motivée par la gestion de l'afflux massif de migrants, en particulier d'origine africaine, bloqués en Libye dans leur tentative d'atteindre l'Europe. "Ces organisations ont apporté un soutien substantiel aux migrants illégaux, leur fournissant de la nourriture, des vêtements, des médicaments et un abri," a déclaré Salem Gheit, porte-parole de l'Autorité de sécurité intérieure. "Cet apport a encouragé ces migrants à considérer la Libye comme une destination finale, ce qui est une activité hostile qui vise à modifier la composition démographique du pays et menace l'équilibre de notre société."
Cette décision suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Certains craignent que cette fermeture ne marque le début d'un renforcement du contrôle gouvernemental sur les activités humanitaires, et que cela menace l'accès à l'aide pour les populations vulnérables. Le HCR a condamné fermement cette fermeture, soulignant l'importance de l'assistance humanitaire dans un pays confronté à des crises complexes.
Les organisations ciblées n'ont pas encore publié de communiqué officiel à ce jour. Cependant, cette action gouvernementale soulève des questions importantes sur le rôle des ONG dans la Libye, la liberté d'expression et le respect des droits de l'homme. Il reste à voir si cette fermeture aura des répercussions à long terme sur l'approvisionnement en aide humanitaire et sur l'image de la Libye sur la scène internationale.
Le gouvernement libyen a annoncé mercredi soir la fermeture des bureaux de dix organisations non gouvernementales internationales, les accusant d’opérer avec des "activités hostiles" et de menacer la stabilité du pays. Parmi les organisations ciblées figurent des acteurs humanitaires de premier plan tels que Médecins sans Frontières (MSF), le Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC), l'International Medical Corps (IMC) et l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
L'annonce, faite lors d'une conférence de presse par le ministère de l'Intérieur, accuse ces organisations d'œuvrer à la diffusion de "valeurs contraires aux traditions et aux valeurs de la Libye". Les autorités ont notamment dénoncé la promotion de l'athéisme, du christianisme, de l'homosexualité et d'une "décadence morale".

Au-delà des accusations idéologiques, la fermeté des autorités libyennes semble principalement motivée par la gestion de l'afflux massif de migrants, en particulier d'origine africaine, bloqués en Libye dans leur tentative d'atteindre l'Europe. "Ces organisations ont apporté un soutien substantiel aux migrants illégaux, leur fournissant de la nourriture, des vêtements, des médicaments et un abri," a déclaré Salem Gheit, porte-parole de l'Autorité de sécurité intérieure. "Cet apport a encouragé ces migrants à considérer la Libye comme une destination finale, ce qui est une activité hostile qui vise à modifier la composition démographique du pays et menace l'équilibre de notre société."
Cette décision suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Certains craignent que cette fermeture ne marque le début d'un renforcement du contrôle gouvernemental sur les activités humanitaires, et que cela menace l'accès à l'aide pour les populations vulnérables. Le HCR a condamné fermement cette fermeture, soulignant l'importance de l'assistance humanitaire dans un pays confronté à des crises complexes.
Les organisations ciblées n'ont pas encore publié de communiqué officiel à ce jour. Cependant, cette action gouvernementale soulève des questions importantes sur le rôle des ONG dans la Libye, la liberté d'expression et le respect des droits de l'homme. Il reste à voir si cette fermeture aura des répercussions à long terme sur l'approvisionnement en aide humanitaire et sur l'image de la Libye sur la scène internationale.
Politique & Société