Cinq généraux de l'armée et de la police congolaise sont jugés à partir de ce jour devant la Haute Cour militaire à Kinshasa pour leur rôle présumé dans la fuite de Goma face à l'avancée des rebelles du M23. L'accusation, lourde de conséquences, vise notamment l'abandon de la ville et la perte d'équipements militaires majeurs.
Les cinq officiers, dont l'ex-gouverneur intérimaire du Nord-Kivu, ont été interpellés pour "lâcheté", "violation des consignes" et "perte de munitions". Ils sont accusés d'avoir fui Goma, la capitale du Nord-Kivu, à bord d'un bateau privé, laissant leurs troupes sans commandement face à l'avancée du M23. L'accusation évoque une désobéissance flagrante aux ordres du Président Tshisekedi, qui demandait aux troupes de défendre la ville jusqu'au sacrifice suprême. Selon le dossier consulté par RFI, cinq chars T55 seraient parmi les équipements perdus.
Au procès, l'audience s'est ouverte avec les cinq généraux arborant leurs galons. Le procureur général de l'armée a souligné la "gravité" des faits et exprimé le souhait d'organiser les audiences à huis clos dès le 20 mars. Les accusés encourent la peine de mort.
Mais leurs avocats affichent une optimisme prudent. "Les dossiers sont vides", affirme Maître Chicha Bokolombe, soulignant que l'arrestation pourrait résulter de "caprices des services". Ils estiment que la justice innocentera leurs clients, décrivant les accusés comme des officiers loyaux et nécessaires à la République.
Les avocats demandent également une liberté contrôlée pour leurs clients, actuellement détenus à la prison militaire de Ndolo, dans des conditions critiquées. Leur demande de résidence surveillée a toutefois été refusée par l'auditorat général.
Cinq généraux de l'armée et de la police congolaise sont jugés à partir de ce jour devant la Haute Cour militaire à Kinshasa pour leur rôle présumé dans la fuite de Goma face à l'avancée des rebelles du M23. L'accusation, lourde de conséquences, vise notamment l'abandon de la ville et la perte d'équipements militaires majeurs.
Les cinq officiers, dont l'ex-gouverneur intérimaire du Nord-Kivu, ont été interpellés pour "lâcheté", "violation des consignes" et "perte de munitions". Ils sont accusés d'avoir fui Goma, la capitale du Nord-Kivu, à bord d'un bateau privé, laissant leurs troupes sans commandement face à l'avancée du M23. L'accusation évoque une désobéissance flagrante aux ordres du Président Tshisekedi, qui demandait aux troupes de défendre la ville jusqu'au sacrifice suprême. Selon le dossier consulté par RFI, cinq chars T55 seraient parmi les équipements perdus.
Au procès, l'audience s'est ouverte avec les cinq généraux arborant leurs galons. Le procureur général de l'armée a souligné la "gravité" des faits et exprimé le souhait d'organiser les audiences à huis clos dès le 20 mars. Les accusés encourent la peine de mort.
Mais leurs avocats affichent une optimisme prudent. "Les dossiers sont vides", affirme Maître Chicha Bokolombe, soulignant que l'arrestation pourrait résulter de "caprices des services". Ils estiment que la justice innocentera leurs clients, décrivant les accusés comme des officiers loyaux et nécessaires à la République.
Les avocats demandent également une liberté contrôlée pour leurs clients, actuellement détenus à la prison militaire de Ndolo, dans des conditions critiquées. Leur demande de résidence surveillée a toutefois été refusée par l'auditorat général.
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