Durant la 28ème session du Comité des disparitions forcées des Nations Unies, à Genève, le Togo est au cœur des préoccupations. Alors que le pays présentait son rapport périodique sur la mise en œuvre de ses engagements, la société civile togolaise a soumis un rapport complémentaire, dénonçant une situation préoccupante dans le nord du pays, notamment en matière de respect des droits humains.
Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) et d'autres organisations interpellent sur la région des Savanes, placée sous état d’urgence sécuritaire depuis 2022. Elles pointent du doigt des cas d'enlèvements de civils par des groupes armés non identifiés entre 2022 et 2023, ainsi que des arrestations arbitraires, notamment à Mandouri, où des personnes interpellées sont portées disparues. L'accès à la prison civile de Sotouboua, dédiée aux personnes arrêtées pour des enquêtes liées au terrorisme, est également qualifié d'extrêmement restreint, les visites des familles et des organisations étant quasi impossibles.
Au-delà de la situation sécuritaire, les organisations de la société civile évoquent les conséquences des crises socio-politiques sur les droits humains. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJRR) aurait recueilli une centaine de témoignages concernant des disparitions forcées. Cependant, selon les organisations, il n'existe aucune information publique sur les investigations entreprises à ce sujet.
Des cas d'interpellations non conformes au cadre légal sont également dénoncés. L'Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto), entre autres, cite le cas d’un fonctionnaire de la gendarmerie de Kara, disparu en août 2020 pendant son service, et dont la famille est toujours dans l'incertitude.
Cette situation préoccupante soulève des questions cruciales concernant le respect des droits humains au Togo, particulièrement dans le nord du pays.
La transparence et des investigations rapides et impartiales sont plus que jamais nécessaires pour permettre l'éclaircissement des faits et apporter de la réconfort aux familles des victimes. Le silence des autorités togolaises accentue la gravité de cette situation et appelle à une action urgente de la part des instances internationales.
Durant la 28ème session du Comité des disparitions forcées des Nations Unies, à Genève, le Togo est au cœur des préoccupations. Alors que le pays présentait son rapport périodique sur la mise en œuvre de ses engagements, la société civile togolaise a soumis un rapport complémentaire, dénonçant une situation préoccupante dans le nord du pays, notamment en matière de respect des droits humains.
Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) et d'autres organisations interpellent sur la région des Savanes, placée sous état d’urgence sécuritaire depuis 2022. Elles pointent du doigt des cas d'enlèvements de civils par des groupes armés non identifiés entre 2022 et 2023, ainsi que des arrestations arbitraires, notamment à Mandouri, où des personnes interpellées sont portées disparues. L'accès à la prison civile de Sotouboua, dédiée aux personnes arrêtées pour des enquêtes liées au terrorisme, est également qualifié d'extrêmement restreint, les visites des familles et des organisations étant quasi impossibles.
Au-delà de la situation sécuritaire, les organisations de la société civile évoquent les conséquences des crises socio-politiques sur les droits humains. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJRR) aurait recueilli une centaine de témoignages concernant des disparitions forcées. Cependant, selon les organisations, il n'existe aucune information publique sur les investigations entreprises à ce sujet.
Des cas d'interpellations non conformes au cadre légal sont également dénoncés. L'Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto), entre autres, cite le cas d’un fonctionnaire de la gendarmerie de Kara, disparu en août 2020 pendant son service, et dont la famille est toujours dans l'incertitude.
Cette situation préoccupante soulève des questions cruciales concernant le respect des droits humains au Togo, particulièrement dans le nord du pays.
La transparence et des investigations rapides et impartiales sont plus que jamais nécessaires pour permettre l'éclaircissement des faits et apporter de la réconfort aux familles des victimes. Le silence des autorités togolaises accentue la gravité de cette situation et appelle à une action urgente de la part des instances internationales.
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