En plein cœur des vacances parlementaires, les députés gabonais ont été convoqués pour une session extraordinaire dédiée à l'examen d'un projet de loi crucial visant à établir un nouveau code électoral. Ce texte ambitieux, composé de 383 articles, marque une étape cruciale dans la transition politique du pays suite au coup d'État mené par le général Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le projet de loi a pour objectif d'organiser des élections permettant d'installer de nouvelles institutions électives au Gabon, avec un calendrier de transition fixé par les autorités militaires jusqu'en août 2025. Dans ce contexte, le temps presse : les députés ont environ cinq jours pour discuter et passer ce projet en première lecture avant qu'il ne soit transmis au Sénat.
Lors de la session d'ouverture, l'Assemblée nationale a décidé de créer une commission ad hoc pour examiner le texte en profondeur. Si les deux Chambres, l'Assemblée et le Sénat, venaient à adopter des versions différentes, une commission mixte sera mise en place pour harmoniser le projet avant la date limite fixée pour le 20 janvier.
Le contenu de cette proposition de loi, pour l'heure confidentiel, suscite déjà des débats en interne. Parmi les changements les plus notables, la caution d'entrée pour les candidats aux élections présidentielles verrait son montant triplé, passant de dix à trente millions de francs CFA. Les exigences pour les candidats à la députation sont également relevées, avec une caution désormais fixée à un million de francs CFA, contre 350 000 précédemment.
Le nouveau code électoral impose également des quotas pour assurer une représentation plus équitable : 30% de femmes et 20% de jeunes devront figurer sur les listes de candidats des partis politiques. Bien que le ministère de l'Intérieur demeure le principal organisateur des élections, un pas significatif vers une meilleure régulation sera fait avec la création d'une Commission nationale d'organisation et de coordination des élections, ainsi qu'une autorité de contrôle et de supervision des processus électoraux.
En plein cœur des vacances parlementaires, les députés gabonais ont été convoqués pour une session extraordinaire dédiée à l'examen d'un projet de loi crucial visant à établir un nouveau code électoral. Ce texte ambitieux, composé de 383 articles, marque une étape cruciale dans la transition politique du pays suite au coup d'État mené par le général Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le projet de loi a pour objectif d'organiser des élections permettant d'installer de nouvelles institutions électives au Gabon, avec un calendrier de transition fixé par les autorités militaires jusqu'en août 2025. Dans ce contexte, le temps presse : les députés ont environ cinq jours pour discuter et passer ce projet en première lecture avant qu'il ne soit transmis au Sénat.
Lors de la session d'ouverture, l'Assemblée nationale a décidé de créer une commission ad hoc pour examiner le texte en profondeur. Si les deux Chambres, l'Assemblée et le Sénat, venaient à adopter des versions différentes, une commission mixte sera mise en place pour harmoniser le projet avant la date limite fixée pour le 20 janvier.
Le contenu de cette proposition de loi, pour l'heure confidentiel, suscite déjà des débats en interne. Parmi les changements les plus notables, la caution d'entrée pour les candidats aux élections présidentielles verrait son montant triplé, passant de dix à trente millions de francs CFA. Les exigences pour les candidats à la députation sont également relevées, avec une caution désormais fixée à un million de francs CFA, contre 350 000 précédemment.
Le nouveau code électoral impose également des quotas pour assurer une représentation plus équitable : 30% de femmes et 20% de jeunes devront figurer sur les listes de candidats des partis politiques. Bien que le ministère de l'Intérieur demeure le principal organisateur des élections, un pas significatif vers une meilleure régulation sera fait avec la création d'une Commission nationale d'organisation et de coordination des élections, ainsi qu'une autorité de contrôle et de supervision des processus électoraux.
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