François Bayrou a mis un terme aux espoirs d'un retour à l'âge de départ à la retraite de 62 ans, relançant une crise au sein du "conclave" social sur la réforme de 2023. Ses déclarations, dimanche sur France Inter et franceinfo, ont suscité une levée de boucliers des oppositions et des syndicats.
Le Premier ministre a catégoriquement refusé tout réexamen de la limite fixée à 64 ans, affirmant que "l'âge pour tout le monde" n'était pas la solution. Cette position, jugée ferme et peu conciliante, a été relativisée par le ministre de l'Économie Eric Lombard, qui a insisté sur le rôle des partenaires sociaux dans le processus. Pour Lombard, le conclave doit aboutir à un accord qui impactera le Parlement. Cependant, l'affirmation de Bayrou a jeté un doute sur la validité de ce processus et fragilisé la position du gouvernement.
Les réactions politiques ont été immédiates et virulentes.
Le Parti socialiste a qualifié les propos de Bayrou d'"inacceptables", accusant le gouvernement d'utiliser la guerre en Ukraine comme prétexte pour remettre en cause le conclave négocié. Des accusations d'incohérence et d’abrogation du dialogue social ont été lancées à l'encontre du Premier ministre. Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, a dénoncé un "foutage de gueule". Le Rassemblement National, quant à lui, s'est positionné pour une censure, estimant que le contexte international était un obstacle au retour en arrière sur la réforme.
Les syndicats, en particulier la CGT et la CFDT, ont exprimé leur incompréhension et leur mécontentement. Denis Gravouil, négociateur CGT, a qualifié la situation de "scandaleuse". La dynamique de concertation, engagée le 27 février, semble déjà atteinte. La présence des syndicats, notamment Force Ouvrière qui a quitté le conclave, marque un premier point de faiblesse du processus.
François Bayrou a mis un terme aux espoirs d'un retour à l'âge de départ à la retraite de 62 ans, relançant une crise au sein du "conclave" social sur la réforme de 2023. Ses déclarations, dimanche sur France Inter et franceinfo, ont suscité une levée de boucliers des oppositions et des syndicats.
Le Premier ministre a catégoriquement refusé tout réexamen de la limite fixée à 64 ans, affirmant que "l'âge pour tout le monde" n'était pas la solution. Cette position, jugée ferme et peu conciliante, a été relativisée par le ministre de l'Économie Eric Lombard, qui a insisté sur le rôle des partenaires sociaux dans le processus. Pour Lombard, le conclave doit aboutir à un accord qui impactera le Parlement. Cependant, l'affirmation de Bayrou a jeté un doute sur la validité de ce processus et fragilisé la position du gouvernement.
Les réactions politiques ont été immédiates et virulentes.
Le Parti socialiste a qualifié les propos de Bayrou d'"inacceptables", accusant le gouvernement d'utiliser la guerre en Ukraine comme prétexte pour remettre en cause le conclave négocié. Des accusations d'incohérence et d’abrogation du dialogue social ont été lancées à l'encontre du Premier ministre. Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, a dénoncé un "foutage de gueule". Le Rassemblement National, quant à lui, s'est positionné pour une censure, estimant que le contexte international était un obstacle au retour en arrière sur la réforme.
Les syndicats, en particulier la CGT et la CFDT, ont exprimé leur incompréhension et leur mécontentement. Denis Gravouil, négociateur CGT, a qualifié la situation de "scandaleuse". La dynamique de concertation, engagée le 27 février, semble déjà atteinte. La présence des syndicats, notamment Force Ouvrière qui a quitté le conclave, marque un premier point de faiblesse du processus.
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