Le 66ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'ouvre ce dimanche à Abuja, capitale du Nigeria. Alors que divers sujets sont à l’ordre du jour, l’attention se concentre inévitablement sur le retrait annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso de l’organisation, prévu pour le 29 janvier 2024.

Réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ces trois pays ont fait preuve d’une détermination sans précédent en laissant entendre, lors des réunions préparatoires, qu’ils maintiendraient leur décision irréversible de quitter la Cédéao. Cette déclaration, faite en plein milieu des préparatifs du sommet, envoie un signe fort et témoigne de l'escalade des tensions entre ces pays et l’organisation régionale.
Dès son ouverture, le sommet sera marqué par les mots d’Omar Alieu Turay, président de la Commission de la Cédéao, qui dressera un état des lieux global des défis et des enjeux actuels de la région. Parmi les thèmes abordés, la transition politique en cours en Guinée et les commémorations du cinquantième anniversaire de l’organisation devraient également occuper une place centrale.
Les discussions s’annoncent particulièrement délicates, alors que le ministre nigérian de l’Économie et des Finances, Wale Edun, présentera un mémorandum sur l’eco, projet de monnaie commune au sein de la Cédéao. Les États membres devront démontrer une unité et une stabilité économiques face à la montée des tensions politiques.
Au cœur des débats, la création d'une « force en attente » ouest-africaine pour lutter contre le terrorisme sera également à l’ordre du jour. Cette initiative reprend vie après avoir été introduite lors d’un précédent sommet et est d’autant plus cruciale dans un contexte où des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso font face à des défis sécuritaires sans précédent.
La présentation attendue du rapport du facilitateur de la Cédéao dans les discussions avec l’AES, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, pourrait marquer un tournant. Les attentes autour de ce document sont énormes, d’autant plus qu’il répondra aux récentes provocations de Bamako, Niamey et Ouagadougou.
Avec le retrait annoncé comme toile de fond, ce sommet de la Cédéao pourrait être le dernier moment où se cristallise l’influence de l’organisation sur ces pays, revêtant ainsi une dimension historique. Les dirigeants de la région se trouveront face à un défi majeur : comment maintenir la cohésion et la stabilité dans un contexte de désengagement de certains membres clés ?
Au fil des heures, le monde attendant avec impatience de voir comment ces anges, désormais liés par des intérêts communs au sein de l’AES, navigueront entre leur nouvel alignement et les défis que la Cédéao tente de relever pour la sécurité et le développement de l’Afrique de l’Ouest.
Le 66ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'ouvre ce dimanche à Abuja, capitale du Nigeria. Alors que divers sujets sont à l’ordre du jour, l’attention se concentre inévitablement sur le retrait annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso de l’organisation, prévu pour le 29 janvier 2024.

Réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ces trois pays ont fait preuve d’une détermination sans précédent en laissant entendre, lors des réunions préparatoires, qu’ils maintiendraient leur décision irréversible de quitter la Cédéao. Cette déclaration, faite en plein milieu des préparatifs du sommet, envoie un signe fort et témoigne de l'escalade des tensions entre ces pays et l’organisation régionale.
Dès son ouverture, le sommet sera marqué par les mots d’Omar Alieu Turay, président de la Commission de la Cédéao, qui dressera un état des lieux global des défis et des enjeux actuels de la région. Parmi les thèmes abordés, la transition politique en cours en Guinée et les commémorations du cinquantième anniversaire de l’organisation devraient également occuper une place centrale.
Les discussions s’annoncent particulièrement délicates, alors que le ministre nigérian de l’Économie et des Finances, Wale Edun, présentera un mémorandum sur l’eco, projet de monnaie commune au sein de la Cédéao. Les États membres devront démontrer une unité et une stabilité économiques face à la montée des tensions politiques.
Au cœur des débats, la création d'une « force en attente » ouest-africaine pour lutter contre le terrorisme sera également à l’ordre du jour. Cette initiative reprend vie après avoir été introduite lors d’un précédent sommet et est d’autant plus cruciale dans un contexte où des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso font face à des défis sécuritaires sans précédent.
La présentation attendue du rapport du facilitateur de la Cédéao dans les discussions avec l’AES, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, pourrait marquer un tournant. Les attentes autour de ce document sont énormes, d’autant plus qu’il répondra aux récentes provocations de Bamako, Niamey et Ouagadougou.
Avec le retrait annoncé comme toile de fond, ce sommet de la Cédéao pourrait être le dernier moment où se cristallise l’influence de l’organisation sur ces pays, revêtant ainsi une dimension historique. Les dirigeants de la région se trouveront face à un défi majeur : comment maintenir la cohésion et la stabilité dans un contexte de désengagement de certains membres clés ?
Au fil des heures, le monde attendant avec impatience de voir comment ces anges, désormais liés par des intérêts communs au sein de l’AES, navigueront entre leur nouvel alignement et les défis que la Cédéao tente de relever pour la sécurité et le développement de l’Afrique de l’Ouest.
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