Dans un acte significatif, le général de brigade Abdourahmane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et chef de l’État du Niger, a signé ce lundi une ordonnance durcissant les conditions d’entrée et de séjour pour tous les étrangers sur le territoire nigérien. Cette mesure, qui vise à renforcer la sécurité nationale, a été annoncée lors d’un communiqué diffusé sur la télévision publique.

À partir d’aujourd’hui, toute personne souhaitant entrer au Niger devra disposer de titres et de documents de voyage ou de séjour conformes. En cas de non-respect de cette exigence, des mesures administratives strictes seront appliquées, notamment l’expulsion, le refoulement, la rétention administrative, le rapatriement ou la reconduite à la frontière.
L’ordonnance prévoit également des sanctions sévères pour les contrevenants, allant de deux à cinq ans d’emprisonnement et d’amendes oscillant entre 5 et 50 millions de francs CFA pour ceux qui refusent de se conformer à une mesure d’expulsion ou qui tentent d’entrer illégalement dans le pays. En outre, toute personne, qu'elle soit physique ou morale, qui facilite, directement ou indirectement, l’entrée ou le séjour irrégulier d’étrangers sera soumise à des peines similaires.
Les autorités nigériennes entendent également confisquer les véhicules et autres moyens utilisés pour commettre ces infractions. Dans le communiqué, la présidence met en avant la nécessité d’assurer une protection accrue du pays face à d'éventuelles infiltrations et tentatives de déstabilisation, un sujet rendu plus sensible par le contexte d’insécurité régionale.
Il convient de rappeler que, lors d’une récente interview à la télévision nationale le 25 décembre, le président Tiani avait déjà abordé les problématiques de sécurité nationale. Il avait notamment accusé la France d'être derrière des tentatives de déstabilisation, en raison de ses bases militaires installées à proximité, notamment au Nigéria et au Bénin. Ces accusations ont été formellement rejetées par les gouvernements des pays concernés.
Cette nouvelle approche en matière d'immigration soulève des interrogations sur son impact potentiel sur les relations du Niger avec la communauté internationale, particulièrement avec les pays frontaliers. Le Niger, en proie à des défis sécuritaires croissants, aspire à reprendre le contrôle de sa souveraineté tout en jonglant avec les implications humanitaires et diplomatiques de telles mesures.
Dans un acte significatif, le général de brigade Abdourahmane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et chef de l’État du Niger, a signé ce lundi une ordonnance durcissant les conditions d’entrée et de séjour pour tous les étrangers sur le territoire nigérien. Cette mesure, qui vise à renforcer la sécurité nationale, a été annoncée lors d’un communiqué diffusé sur la télévision publique.

À partir d’aujourd’hui, toute personne souhaitant entrer au Niger devra disposer de titres et de documents de voyage ou de séjour conformes. En cas de non-respect de cette exigence, des mesures administratives strictes seront appliquées, notamment l’expulsion, le refoulement, la rétention administrative, le rapatriement ou la reconduite à la frontière.
L’ordonnance prévoit également des sanctions sévères pour les contrevenants, allant de deux à cinq ans d’emprisonnement et d’amendes oscillant entre 5 et 50 millions de francs CFA pour ceux qui refusent de se conformer à une mesure d’expulsion ou qui tentent d’entrer illégalement dans le pays. En outre, toute personne, qu'elle soit physique ou morale, qui facilite, directement ou indirectement, l’entrée ou le séjour irrégulier d’étrangers sera soumise à des peines similaires.
Les autorités nigériennes entendent également confisquer les véhicules et autres moyens utilisés pour commettre ces infractions. Dans le communiqué, la présidence met en avant la nécessité d’assurer une protection accrue du pays face à d'éventuelles infiltrations et tentatives de déstabilisation, un sujet rendu plus sensible par le contexte d’insécurité régionale.
Il convient de rappeler que, lors d’une récente interview à la télévision nationale le 25 décembre, le président Tiani avait déjà abordé les problématiques de sécurité nationale. Il avait notamment accusé la France d'être derrière des tentatives de déstabilisation, en raison de ses bases militaires installées à proximité, notamment au Nigéria et au Bénin. Ces accusations ont été formellement rejetées par les gouvernements des pays concernés.
Cette nouvelle approche en matière d'immigration soulève des interrogations sur son impact potentiel sur les relations du Niger avec la communauté internationale, particulièrement avec les pays frontaliers. Le Niger, en proie à des défis sécuritaires croissants, aspire à reprendre le contrôle de sa souveraineté tout en jonglant avec les implications humanitaires et diplomatiques de telles mesures.
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