Les gouverneurs des six États du Nord-Est du Nigeria – Borno, Adamawa, Gombe, Taraba, Yobe et Bauchi – tirent la sonnette d’alarme. Réunis en forum régional le 1er mai, ils ont exprimé leur vive inquiétude face à la recrudescence des attaques jihadistes dans la région, et ont appelé l’armée nigériane à revoir sa stratégie.
Selon leur communiqué conjoint, la situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces dernières semaines. Rien qu’en avril, plus d’une centaine de personnes ont perdu la vie, victimes de la violence des groupes armés. Le drame le plus récent remonte à quelques jours, lorsqu’un minibus a explosé sur une mine artisanale dans l’État de Borno, tuant 26 civils.
Les gouverneurs pointent du doigt l’intensification des attaques menées par Boko Haram et l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), qui, malgré les revers subis par le passé, regagnent du terrain. Ces groupes ont adopté de nouvelles tactiques, dont l’usage de drones et d’engins explosifs improvisés le long des routes, rendant les déplacements encore plus périlleux.
Outre l’aspect militaire, les dirigeants régionaux plaident pour une « approche multidimensionnelle » face au défi sécuritaire. Ils insistent sur l’importance de l’éducation et de l’emploi des jeunes pour enrayer le cycle de la pauvreté et de la radicalisation. L’état déplorable des infrastructures, notamment le réseau routier, est également pointé comme un facteur aggravant, freinant le développement des communautés rurales.
En toile de fond, la fragilisation de la Force multinationale mixte, créée par le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad, complique encore davantage la lutte contre les jihadistes. Le départ du Niger de cette coalition en mars dernier a sérieusement perturbé les patrouilles transfrontalières et le partage de renseignements, affaiblissant la coordination régionale.
Les gouverneurs des six États du Nord-Est du Nigeria – Borno, Adamawa, Gombe, Taraba, Yobe et Bauchi – tirent la sonnette d’alarme. Réunis en forum régional le 1er mai, ils ont exprimé leur vive inquiétude face à la recrudescence des attaques jihadistes dans la région, et ont appelé l’armée nigériane à revoir sa stratégie.
Selon leur communiqué conjoint, la situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces dernières semaines. Rien qu’en avril, plus d’une centaine de personnes ont perdu la vie, victimes de la violence des groupes armés. Le drame le plus récent remonte à quelques jours, lorsqu’un minibus a explosé sur une mine artisanale dans l’État de Borno, tuant 26 civils.
Les gouverneurs pointent du doigt l’intensification des attaques menées par Boko Haram et l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), qui, malgré les revers subis par le passé, regagnent du terrain. Ces groupes ont adopté de nouvelles tactiques, dont l’usage de drones et d’engins explosifs improvisés le long des routes, rendant les déplacements encore plus périlleux.
Outre l’aspect militaire, les dirigeants régionaux plaident pour une « approche multidimensionnelle » face au défi sécuritaire. Ils insistent sur l’importance de l’éducation et de l’emploi des jeunes pour enrayer le cycle de la pauvreté et de la radicalisation. L’état déplorable des infrastructures, notamment le réseau routier, est également pointé comme un facteur aggravant, freinant le développement des communautés rurales.
En toile de fond, la fragilisation de la Force multinationale mixte, créée par le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad, complique encore davantage la lutte contre les jihadistes. Le départ du Niger de cette coalition en mars dernier a sérieusement perturbé les patrouilles transfrontalières et le partage de renseignements, affaiblissant la coordination régionale.
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