Nouvelle scène surréaliste dans le feuilleton judiciaire de Yoon Suk-yeol. L’ancien président sud-coréen, incarcéré depuis juillet, a refusé vendredi de comparaître devant les enquêteurs... en s’allongeant en sous-vêtements dans sa cellule.
L’affaire dépasse le simple fait divers.
Selon l’agence de presse Yonhap, Yoon, qui fait l’objet de plusieurs chefs d’inculpation, dont tentative de coup d’État, aurait opposé une résistance passive lors d’une tentative de transfert dans le cadre d’un interrogatoire. Face aux enquêteurs, il a retiré son uniforme de prisonnier, gardant seulement un sous-vêtement, puis s’est couché au sol pour refuser toute coopération.
Un procureur et un assistant, mandatés pour procéder à son audition, ont été contraints de battre en retraite après deux heures, estimant que l’usage de la force risquait d'entraîner un incident regrettable.
« Mépris de la décence humaine » ou manœuvre d’évitement ?
Les avocats de Yoon justifient cette attitude par l’état de santé « préoccupant » de leur client. « Il souffre de plusieurs troubles qui rendent difficile toute interaction normale avec les enquêteurs », affirme un communiqué diffusé jeudi.
Selon eux, les autorités judiciaires feraient preuve d’un « mépris troublant » pour les droits fondamentaux de leur client.
Mais au sein du gouvernement, la patience s’amenuise. « Ce comportement est embarrassant pour un ancien président », a réagi le ministre de la Justice, Jung Sung-ho, devant les députés. Il assure néanmoins qu’aucun traitement de faveur ne sera accordé : « Il sera traité avec dignité, mais dans le strict respect des procédures. »
Retour sur une chute express
Yoon Suk-yeol est devenu, en l’espace de quelques mois, le symbole d’un pouvoir déchu. Le 3 décembre 2024, il avait tenté d'imposer la loi martiale en déployant des troupes au Parlement, une manœuvre perçue comme un coup de force contre le pouvoir civil. Destitué en avril, arrêté une première fois en janvier avant d’être libéré pour vice de procédure, il a été de nouveau incarcéré le 10 juillet et formellement inculpé une semaine plus tard.
Loin de se calmer, l’affaire Yoon continue de secouer la scène politique sud-coréenne, entre drame judiciaire, crise institutionnelle et révélations en cascade. Et ce dernier épisode ne fait qu’ajouter une nouvelle couche d’incompréhension à un dossier déjà explosif.
Nouvelle scène surréaliste dans le feuilleton judiciaire de Yoon Suk-yeol. L’ancien président sud-coréen, incarcéré depuis juillet, a refusé vendredi de comparaître devant les enquêteurs... en s’allongeant en sous-vêtements dans sa cellule.
L’affaire dépasse le simple fait divers.
Selon l’agence de presse Yonhap, Yoon, qui fait l’objet de plusieurs chefs d’inculpation, dont tentative de coup d’État, aurait opposé une résistance passive lors d’une tentative de transfert dans le cadre d’un interrogatoire. Face aux enquêteurs, il a retiré son uniforme de prisonnier, gardant seulement un sous-vêtement, puis s’est couché au sol pour refuser toute coopération.
Un procureur et un assistant, mandatés pour procéder à son audition, ont été contraints de battre en retraite après deux heures, estimant que l’usage de la force risquait d'entraîner un incident regrettable.
« Mépris de la décence humaine » ou manœuvre d’évitement ?
Les avocats de Yoon justifient cette attitude par l’état de santé « préoccupant » de leur client. « Il souffre de plusieurs troubles qui rendent difficile toute interaction normale avec les enquêteurs », affirme un communiqué diffusé jeudi.
Selon eux, les autorités judiciaires feraient preuve d’un « mépris troublant » pour les droits fondamentaux de leur client.
Mais au sein du gouvernement, la patience s’amenuise. « Ce comportement est embarrassant pour un ancien président », a réagi le ministre de la Justice, Jung Sung-ho, devant les députés. Il assure néanmoins qu’aucun traitement de faveur ne sera accordé : « Il sera traité avec dignité, mais dans le strict respect des procédures. »
Retour sur une chute express
Yoon Suk-yeol est devenu, en l’espace de quelques mois, le symbole d’un pouvoir déchu. Le 3 décembre 2024, il avait tenté d'imposer la loi martiale en déployant des troupes au Parlement, une manœuvre perçue comme un coup de force contre le pouvoir civil. Destitué en avril, arrêté une première fois en janvier avant d’être libéré pour vice de procédure, il a été de nouveau incarcéré le 10 juillet et formellement inculpé une semaine plus tard.
Loin de se calmer, l’affaire Yoon continue de secouer la scène politique sud-coréenne, entre drame judiciaire, crise institutionnelle et révélations en cascade. Et ce dernier épisode ne fait qu’ajouter une nouvelle couche d’incompréhension à un dossier déjà explosif.
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