Deux médias en ligne burkinabè, lefaso.net et Burkina24, ont été convoqués par le Conseil supérieur de la communication (CSC) pour des publications et commentaires jugés inappropriées sur un discours du président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le 18 mars dernier, les responsables des deux sites ont été entendus par le CSC. L'objet de la convocation concerne notamment la publication, sur les pages Facebook des deux journaux, d'extraits du discours du président Traoré. Le CSC reproche à ces publications d'avoir généré des commentaires « malveillants, discourtois, voire injurieux » envers le chef de l’État. En particulier, lefaso.net avait partagé une phrase du discours dans lequel le président Traoré affirmait que « l’histoire nous a toujours donné raison, et l’histoire continue de nous donner raison ». Ces propos ont suscité une vague de réactions négatives.
Le responsable de lefaso.net, entendu lors de l'audition, a expliqué le fonctionnement de la modération des commentaires sur sa plateforme. De son côté, Burkina24 avait publié la vidéo du discours complet, elle aussi donnant lieu à des commentaires potentiellement désobligeants.
Les membres du CSC ont suggéré aux responsables des médias de veiller à une plus rigoureuse modération des commentaires. Un procès-verbal sera transmis aux conseillers pour une décision finale, qui pourrait inclure des sanctions ou des avertissements.
Cette convocation suscite l'inquiétude d'un journaliste d’un site d’information, qui voit dans cette démarche une volonté d’étouffer les débats et de limiter la liberté d'expression en ligne. « En réalité, le souhait de nos autorités, est qu'on ferme les plateformes de réactions des internautes », a-t-il déclaré, exprimant le sentiment courant que cette mesure pourrait servir de précédent préoccupant.
Deux médias en ligne burkinabè, lefaso.net et Burkina24, ont été convoqués par le Conseil supérieur de la communication (CSC) pour des publications et commentaires jugés inappropriées sur un discours du président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le 18 mars dernier, les responsables des deux sites ont été entendus par le CSC. L'objet de la convocation concerne notamment la publication, sur les pages Facebook des deux journaux, d'extraits du discours du président Traoré. Le CSC reproche à ces publications d'avoir généré des commentaires « malveillants, discourtois, voire injurieux » envers le chef de l’État. En particulier, lefaso.net avait partagé une phrase du discours dans lequel le président Traoré affirmait que « l’histoire nous a toujours donné raison, et l’histoire continue de nous donner raison ». Ces propos ont suscité une vague de réactions négatives.
Le responsable de lefaso.net, entendu lors de l'audition, a expliqué le fonctionnement de la modération des commentaires sur sa plateforme. De son côté, Burkina24 avait publié la vidéo du discours complet, elle aussi donnant lieu à des commentaires potentiellement désobligeants.
Les membres du CSC ont suggéré aux responsables des médias de veiller à une plus rigoureuse modération des commentaires. Un procès-verbal sera transmis aux conseillers pour une décision finale, qui pourrait inclure des sanctions ou des avertissements.
Cette convocation suscite l'inquiétude d'un journaliste d’un site d’information, qui voit dans cette démarche une volonté d’étouffer les débats et de limiter la liberté d'expression en ligne. « En réalité, le souhait de nos autorités, est qu'on ferme les plateformes de réactions des internautes », a-t-il déclaré, exprimant le sentiment courant que cette mesure pourrait servir de précédent préoccupant.
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