Au Niger, la situation du militant des droits humains Moussa Tchangari prend une tournure alarmante. Placé sous mandat de dépôt le 3 janvier 2025, ce leader de l'association Alternative Espace Citoyen a été transféré à la prison de Filingué, à 180 kilomètres de Niamey, après plus d'un mois de détention à la sécurité d'État et aux services antiterroristes.

Son incarcération fait suite à son arrestation nocturne à son domicile, le 3 décembre, où il a été emmené de force par des hommes armés, sans mandat d'arrêt. Lors de cette opération, les autorités ont saisi plusieurs de ses biens, notamment son ordinateur et ses téléphones portables, ce qui a suscité une vive indignation au sein de la société civile et des organisations de défense des droits humains.
Moussa Tchangari a été accusé de plusieurs infractions, y compris « atteinte à la sûreté de l'État », « association de malfaiteurs en lien avec le terrorisme » et « apologie du terrorisme ». À ces accusations se sont ajoutés deux nouveaux chefs : « atteinte à la défense nationale » et « intelligence avec des puissances ennemies ».
Malgré la gravité des charges, son moral semble rester intact, selon des proches présents lors de son audience.
Accompagné de ses avocats et de membres de sa famille, Tchangari a comparu devant le doyen des juges d'instruction, entouré d'un important dispositif policier. La décision de justice suscite une forte réaction. Mamane Kaka Touda, juriste et collaborateur de Tchangari, a exprimé sa déception et son désaccord avec cette démarche judiciaire, qui semble répressive à l’égard des voix critiques dans le pays.
L'arrestation de Moussa Tchangari a provoqué une onde de choc non seulement au Niger, mais aussi au sein de la société civile ouest-africaine. De nombreuses organisations internationales, dont Amnesty International et Human Rights Watch, dénoncent ce qu'elles qualifient de « répression généralisée » contre toute forme d'opposition depuis le coup d'État mené par les militaires le 26 juillet 2023.
Les appels à la libération de Tchangari se multiplient, renforçant la pression sur le gouvernement militaire en place. Les défenseurs des droits humains craignent que la continuation de telles arrestations ne serve qu'à étouffer le débat public et à museler les critiques face aux violations des droits fondamentaux qui semblent se multiplier dans le pays.
Au Niger, la situation du militant des droits humains Moussa Tchangari prend une tournure alarmante. Placé sous mandat de dépôt le 3 janvier 2025, ce leader de l'association Alternative Espace Citoyen a été transféré à la prison de Filingué, à 180 kilomètres de Niamey, après plus d'un mois de détention à la sécurité d'État et aux services antiterroristes.

Son incarcération fait suite à son arrestation nocturne à son domicile, le 3 décembre, où il a été emmené de force par des hommes armés, sans mandat d'arrêt. Lors de cette opération, les autorités ont saisi plusieurs de ses biens, notamment son ordinateur et ses téléphones portables, ce qui a suscité une vive indignation au sein de la société civile et des organisations de défense des droits humains.
Moussa Tchangari a été accusé de plusieurs infractions, y compris « atteinte à la sûreté de l'État », « association de malfaiteurs en lien avec le terrorisme » et « apologie du terrorisme ». À ces accusations se sont ajoutés deux nouveaux chefs : « atteinte à la défense nationale » et « intelligence avec des puissances ennemies ».
Malgré la gravité des charges, son moral semble rester intact, selon des proches présents lors de son audience.
Accompagné de ses avocats et de membres de sa famille, Tchangari a comparu devant le doyen des juges d'instruction, entouré d'un important dispositif policier. La décision de justice suscite une forte réaction. Mamane Kaka Touda, juriste et collaborateur de Tchangari, a exprimé sa déception et son désaccord avec cette démarche judiciaire, qui semble répressive à l’égard des voix critiques dans le pays.
L'arrestation de Moussa Tchangari a provoqué une onde de choc non seulement au Niger, mais aussi au sein de la société civile ouest-africaine. De nombreuses organisations internationales, dont Amnesty International et Human Rights Watch, dénoncent ce qu'elles qualifient de « répression généralisée » contre toute forme d'opposition depuis le coup d'État mené par les militaires le 26 juillet 2023.
Les appels à la libération de Tchangari se multiplient, renforçant la pression sur le gouvernement militaire en place. Les défenseurs des droits humains craignent que la continuation de telles arrestations ne serve qu'à étouffer le débat public et à museler les critiques face aux violations des droits fondamentaux qui semblent se multiplier dans le pays.
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